De la subversion

 

Par Alexis  Curvers

Pensées choisies dans Itinéraires de nov. et déc. 1971.

 

SOURCE:  Dominicains d'Avrillé

 

C’est à se demander pourquoi on se fatigue à écrire, dans une époque où les gens ne savent plus lire.

 

Le grand secret, le grand œuvre, le grand art de la subversion sous toutes ses formes c’est de parler véhémentement dans un sens et d’agir d’autant plus énergiquement dans le sens contraire. Le peuple croit ce qu’il entend et il ne comprend pas ce qu’il voit. Du moins fait-il semblant pour peu qu’on l’y décide par l’endoctrinement et par la terreur. Ainsi le régime fonctionne en perfection quand tout le monde fait semblant : ceux qui commandent et ceux qui obéissent…

 

Docteurs qui prêchent le oui et le non ensemble. Ils savent très bien que le non sera seul suivi d’effet dans l’événement que leur discours prépare, au lieu que le oui restera lettre morte. Leur oui et leur non sont l’aile droite et l’aile gauche d’une armée qu’un stratège déploie sur le terrain pour cacher ses desseins par une fausse symétrie : l’aile droite a pour mission de se faire tuer sur place, à seule fin de couvrir et de favoriser la manœuvre que l’aile gauche se réserve d’exécuter sans coup férir.

 

Il est bon de se rappeler qu’on est presque toujours trahi, et qu’on ne l’est jamais que par ses chefs. Le grand art de la subversion, et la première condition de sa victoire, c’est de prendre pour agents d’exécution les représentants légitimes de l’autorité qu’elle cherche à détruire. C’est pourquoi elle commence par maintenir ou porter au pouvoir deux sortes d’hommes : soit des hommes faibles qu’elle sait incapables de lui résister, soit des hommes forts qu’elle sait être à sa dévotion, et seuls capables d’organiser eux-mêmes le désordre qui à leur tour les anéantira.

 

La seule chose qui m’étonne encore, c’est que la dégringolade ait été si rapide, et traîne cependant en longueur.

 

N’est-il pas très utile, s’il en est encore temps, de détromper les indécis, les ignorants et les crédules sur les véritables fins et moyens de la Révolution qui va les engloutir ? Non, car de deux choses l’une : ou bien ils n’ont pas encore vu ce qui crève déjà les yeux, ou bien ils préfèrent ne pas le voir ; et dans les deux cas, ils ne se laisseront pas éclairer, encore moins convertir. Les preuves les plus éclatantes ne les réveilleront pas. Aveugle ou s’aveuglant, ce troupeau se réglera toujours sur le parti du plus fort.

 

Mille fois dénoncée, et par ses propres actes, la Révolution quant à elle, ne s’avouera jamais pour ce qu’elle est. Peu lui importe qu’on la croie quand elle proteste de ses bonnes intentions. Il lui importe seulement qu’on feigne de la croire, par une obéissance qu’on obtient sans peine en feignant d’être elle-même le parti le plus fort.

 

Le docteur Goebbels avait raison : les plus gros mensonges, les trucs les plus éculés sont toujours ceux qui prennent le mieux. Ils prévalent aujourd’hui avec un renouveau de succès…

La vérité rend fous furieux les partisans de l’erreur et du mensonge, tandis que l’erreur et le mensonge laissent en général fort tranquilles ceux qui pourtant connaissent la vérité.

La vérité n’a pas de chance. Elle se laisse attaquer par des gens sans scrupules, et volontiers se fait défendre par des gens sans courage. A peine sort-elle du puits qu’elle reçoit de ses ennemis l’ordre d’y redescendre, et de ses amis le conseil d’aller se rhabiller.

 

Pascal : « Dire la vérité est utile à ceux à qui on la dit, mais désavantageux à ceux qui la disent, parce qu’ils se font haïr. » D’où il suit que dire des mensonges est désavantageux à ceux à qui on en dit, mais utile à ceux qui en disent, parce qu’ils se font aimer.

Le premier trait de la corruption des mœurs est le bannissement de la vérité.

 

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Nouvelle vidéo féministe et maçonnique du pape François

 

Source MPI : http://medias-catholique.info/nouvelle-video-feministe-et-maconnique-du-pape-francois/1629

 

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Le pape François vient de publier une nouvelle vidéo scandaleuse aux relents d’un féminisme issu des loges les plus révolutionnaires. De prime abord, beaucoup hausseront les épaules en se disant qu’il s’agit d’une soupe de la bien-pensance habituelle. Il n’en n’est rien.

 

Il y a en effet deux éléments dans cette vidéo : ce que dit le pape d'une part, et d'autre part, les slogans qui accompagnent ses paroles.

 

Ce que dit le pape :

 

"L’apport de la femme est indéniable dans tous les domaines d’activité humaine, à commencer par la famille. Mais le reconnaître uniquement… est-ce suffisant ? Nous n’avons pas fait grand-chose pour les femmes qui se trouvent dans des situations très dures, sous-estimées, marginalisées, et même réduites en esclavage. Nous devons condamner la violence sexuelle dont souffrent les femmes…Et éliminer les obstacles qui empêchent leur pleine insertion dans la vie sociale, politique et économique. Si tu penses que cela est juste, exprime avec moi cette demande que dans tous les pays du monde les femmes soient honorées et respectées, et que soit valorisée leur contribution sociale irremplaçable. "

 

Ce que le pape dit du sort de tant de femmes n’est pas  faux, et doit peut-être être entendu aujourd’hui par certains. Mais rien de religieux, et le peu qu’il y a est tout simplement équivoque (hommes et femmes, nous sommes tous enfants de Dieu) ou relève de l’autoflagellation (« Nous » n’avons rien fait pour elles). Bref, encore dans le plan religion naturaliste sans Dieu, où ni le mot Dieu ni celui de prière ou son équivalent n’apparaît. Pire, le pape réclame pour les femmes « leur pleine insertion dans la vie sociale, politique et économique », sans aucune condition, ni rappel de la beauté de la maternité et la place de la femme dans cette dimension maternelle et éducative sans laquelle elle devient une esclave d’une économie de marché et d’un individualisme forcené.

 

Les slogans qui apparaissent :

  • « Mon travail a autant de valeur que celui d’un homme »

 Quel est le sens de ce slogan ? N’en déplaise au pape, le travail de celui qui gagne la subsistance de la famille n’a pas la même valeur que celui d’une femme qui délaisse ses enfants pour poursuivre une carrière professionnelle. Il y a des femmes qui travaillent pour leur survie et pour nourrir leur enfants, et ce travail est certes nécessaire. Mais ce slogan dépasse bien évidemment ce cas par sa résonance généraliste et féministe.

 

  • « Je ne serai jamais une esclave »

 En quoi les femmes seraient-elles plus concernées que les hommes ?  L’esclavage du libéralisme forcené touche tout le monde, hommes et femmes. L’image en arrière-plan de ce slogan ressemble encore à une autre revendication féministe, présentant le travail ménager de façon avilissante et comme étant de l’esclavage.

 

  • « Non à la violence du genre »

Ce terme revient de plus en plus régulièrement chez le pape François. Qu’est-ce que le « genre » ? Pourquoi ce terme se retrouve-t-il sur cette vidéo si ce n’est pour donner une existence acceptable à cette idéologie du genre, destructrice et négationniste de la Création ?

 

Ainsi le pape François parle-t-il de la femme. Aucune allusion à la Sainte Vierge, aucun exemple donné de toutes ces femmes chrétiennes qui ont façonné ces saints et ces héros, qui ont construit la civilisation chrétienne.  Pas de place pour la beauté d’une maman, pas un mot  pour redorer cette si belle vocation de la maternité pourtant attaquée de toute part. Ce discours n’est pas chrétien.

 

La voix des loges parle par le pape François.

 

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Dernières nouvelles de 

la Rome occupée

 

 par Miles Christi sur le site des dominicains d'Avrillé

 

 

1. Selon le pape , Saint Jean-Baptiste a douté du caractère messianique du Christ :

 François a rappelé la souffrance intime, l’humiliation vécue par Jean-Baptiste : « Il a souffert en prison, aussi, disons le mot, la torture intérieure du doute. « Mais peut-être, je ne me suis pas trompé ? Ce Messie n’est pas comme j’avais imaginé qu’il serait… » Et il a envoyé ses disciples demander à Jésus : « Mais dis, dis la vérité : c’est toi qui devais venir ? » Parce que ce doute le faisait souffrir. « Je me suis trompé en annonçant quelqu’un qui n’est pas ? J’ai piégé le peuple ? » La souffrance, la solitude intérieure de cet homme…» (radiovaticana)

 

2. Nouvelle vidéo du pape avec ses « intentions de prière » pour le mois de février :

 Il faut une « conversion écologique » de tous, sans distinction de « croyances », afin d’être « libérés » du péché. Euh…, non, pardon, j’avais mal lu : afin d’être libérés « de l’esclavage du consumérisme »… Et bien sûr, pas un mot sur Dieu, sur Notre-Seigneur, sur la rédemption, le péché, la damnation et le salut éternel, le besoin de la foi en Jésus-Christ et de l’appartenance à l’Eglise, la mission divine de celle-ci, etc. Un discours mondialiste et naturaliste qui aurait pu être prononcé par n’importe quel « gourou » écologiste lors d’une intervention à la tribune des Nations-Unies …

 

Voici la transcription des paroles du pape François :

 « Croyants et non croyants nous sommes d’accord pour dire que la terre est un héritage commun, dont les fruits doivent profiter à tous. Cependant, dans le monde où nous vivons, que se passe-t-il ? Le lien entre la pauvreté et la fragilité de la planète requiert une autre manière de conduire l’économie et le progrès, qui fasse advenir un nouveau style de vie. Parce que nous avons besoin d’une conversion qui nous unisse tous, de nous libérer de l’esclavage du consumérisme. Ce mois-ci, je te confie spécialement l’intention que voici : que nous prenions soin de la Création, reçue comme un don gratuit, en la cultivant et la protégeant pour les générations futures. Prendre soin de notre maison commune. » (www.youtube.com)

 

3. Discours mondialiste-naturaliste-immigrationniste-œcuméniste tenu par le pape au corps diplomatique près du Saint-Siège :

 Le Saint-Siège souhaite que le Premier Sommet Humanitaire Mondial convoqué en mai prochain par les Nations Unies puisse réussir, dans le triste tableau actuel de conflits et de catastrophes, dans son intention de mettre la personne humaine et sa dignité au cœur de chaque réponse humanitaire. Il faut un engagement commun qui renverse résolument la culture du déchet et de l’offense à la vie humaine afin que personne ne se sente dédaigné ou oublié et que d’autres vies ne soient pas sacrifiées à cause du manque de ressources et, par-dessus tout, de volonté politique. […]

 Il est connu, en effet, que les migrations constitueront un élément fondamental de l’avenir du monde, plus qu’elles ne l’ont fait jusqu’à présent, et que les réponses pourront être seulement le fruit d’un travail commun, qui soit respectueux de la dignité humaine et des droits des personnes. L’Agenda de Développement adopté en septembre dernier par les Nations Unies pour les 15 prochaines années, qui affronte beaucoup des problèmes qui poussent à la migration, comme aussi d’autres documents de la Communauté internationale pour gérer la question migratoire, pourront trouver une application cohérente aux attentes s’ils savent remettre la personne au centre des décisions politiques à tous les niveaux, voyant l’humanité comme une seule famille et les hommes comme des frères, dans le respect des différences réciproques et des convictions de conscience.

 

[…] L’accueil peut donc être une occasion propice pour une nouvelle compréhension et ouverture d’horizon, tant pour celui qui est accueilli, lequel a le devoir de respecter les valeurs, les traditions et les lois de la communauté qui l’héberge, que pour cette dernière, appelée à valoriser tout ce que chaque immigré peut offrir à l’avantage de toute la communauté. Dans ce cadre, le Saint Siège renouvelle son engagement dans le domaine œcuménique et interreligieux pour instaurer un dialogue sincère et loyal qui, valorisant la particularité et l’identité propre à chacun, favorise une cohabitation harmonieuse entre toutes les composantes sociales. (w2.vatican.va)

 

4. Au Comité Italien de Bioéthique le pape a assuré que l’Eglise « ne revendique aucun privilège en matière de morale »…

 Au début de son discours le Saint-Père avait tenu à faire une précision : « tout le monde sait que l’Église est sensible aux questions éthiques ; mais tous ne comprennent peut-être pas que l’Église ne revendique aucun espace privilégié dans ce domaine. Au contraire, elle se réjouit quand la conscience civile, à différents niveaux, est capable de réfléchir, de discerner et d’agir sur la base d’un raisonnement libre et ouvert et des valeurs qui fondent la personne et la société. » (fr.radiovaticana.va)

 

5. Le pape François  participera à une cérémonie œcuménique en l’honneur de l’hérésiarque Martin Luther :

 Le Pape François, l’évêque Munin A. Younan, et le Révérend Martin Junge, respectivement président et secrétaire général de la fédération luthérienne mondiale, présideront une célébration œcuménique conjointe le 31 octobre 2016 à Lund, en Suède, en collaboration avec l’Église luthérienne de Suède et le diocèse catholique de Stockholm. Cette commémoration œcuménique aura lieu en prévision du 500e anniversaire de la Réforme, et donnera un écho aux progrès œcuméniques entre catholiques et luthériens et aux dons réciproques dérivant du dialogue. L’évènement comprendra une célébration commune fondée sur la « Prière Commune », récemment publiée, qui sert de trame liturgique aux célébrations catholico-luthériennes.

 

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L’Eglise conciliaire ne cherchera plus à convertir les juifs !

 

Note de France Fidèle : Le concile Vatican II n'a pas seulement rompu avec la Tradition en matière liturgique ou sur les rapports entre l'Eglise et l'état, mais aussi sur la question des rapports entre l'Eglise et la Synagogue (décret Nostra Aetate) . Désormais l'église conciliaire et tous ceux qui veulent la rejoindre annoncent officiellement qu'elle abandonne cette oeuvre fondamentale qu'est la conversion du peuple déicide à la seule vérité qui sauve. 

 

Le cardinal Koch et le Rabbin Rosen au Vatican le 10 décembre 2015

 

source : Le Monde http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/12/10/l-eglise-catholique-ne-cherchera-plus-a-convertir-les-juifs_4829161_3214.html

 

Le cardinal Koch (à droite), président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, et le rabbin Rosen, de l'American Jewish Committee, le 10 décembre 2015, au Vatican.

Cinquante ans après la déclaration Nostra Ætate (« A notre époque ») ayant mis fin à des siècles de mépris et ouvert le dialogue, le Vatican, par la voix de la commission pour les rapports religieux avec le judaïsme affirme que les juifs peuvent obtenir le salut éternel sans devenir chrétiens, et invite les catholiques à ne pas chercher à les convertir.

 

Cette commission théologique va un peu plus loin que Benoît XVI, qui s’était prononcé dans un livre en 2011 contre tout effort pour convertir les juifs.

 

« Bien que les juifs ne puissent pas croire en Jésus-Christ comme rédempteur universel, ils ont une part dans le salut », assure cette commission menée par le cardinal suisse Kurt Koch, président du conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens dans un document présenté, jeudi 10 décembre, sans s’avancer sur le comment.

 

L’Eglise considère en effet que le salut ne peut venir que par la foi en Jésus, fils de Dieu, mort et ressuscité, et que les chrétiens sont appelés à répandre cette foi dans le monde entier.

 

Responsabilité catholique dans l’antisémitisme en Europe

 

Mais les catholiques doivent comprendre cet appel « d’une manière différente » pour les juifs et témoigner envers eux de leur foi « avec humilité et sensibilité, reconnaissant que les juifs sont porteurs de la parole de Dieu et gardant à l’esprit la grande tragédie de la Shoah », a expliqué la commission, dans une allusion à la responsabilité de l’enseignement de l’Eglise catholique dans le développement de l’antisémitisme en Europe. « Cela signifie concrètement que l’Eglise catholique ne mène ni n’encourage aucune mission institutionnelle tournée spécifiquement vers les juifs », insiste la commission.

 

 

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Les vœux syncrétiques et maçonniques du pape François

 Que dirait Mgr Lefebvre en voyant cela ?

 

Réflexion intéressante au sujet du "jubilé" gnostique ...

Un défi lancé au Saint Esprit

[...] Normalement un jubilé se fête la cinquantième année, c’est-à-dire qu’en l’occurrence, il aurait dû débuter fin 2014 pour se terminer en 2015. Pour mémoire, le dernier en date, celui de l’an 2000, a débuté le 24 décembre 1999. Et ainsi de suite.
Pourquoi le fêter la 51ème année ? Pour deux raisons :
– Parce que les 50 ans révolus représentent une victoire définitive sur l’ancienne forteresse. Le chiffre du Saint-Esprit est le 50 puisque la Pentecôte au lieu le 50ème jour après Pâques. Or la Pentecôte est considérée comme le jour officiel de la création de l’Eglise.
– Par conséquent, la nouvelle église issue de Vatican II aura elle aussi passé le cap décisif des 50 ans, et elle affirme sa victoire avec indécence puisqu’elle attend que ces 50 ans soient révolus, donc définitifs, pour le fêter. Les amis juifs du pape le confirment : « Dans la tradition juive 50 ans, c’est le Yovel : le jubilé qui est, dans la bible, synonyme d’éternité. »
C’est donc clair : dépasser les 50 ans veut dire que leur nouvelle Eglise est enclenchée pour l’éternité.
Il y a là un défi au Saint-Esprit qui ne peut rester impuni"

 

http://christusvincit.clicforum.com/t698-Le-jubil-un-d-fit-lanc-contre-le-Saint-Esprit.htm

 

Note de France Fidèle : C'est une raison supplémentaire (s'il en fallait une) pour ne pas faire ce jubilé comme le demande Menzingen et de fêter la Vierge Immaculée en dehors de ce cadre conciliaire qui n'a rien de Dieu.

Synthèse des phrases scandaleuses du pape François : un document que vous ne trouverez certainement pas sur Dici ou La Porte Latine

Après la clôture du désastreux synode sur la famille, faut-il décanoniser Thomas More ?

 

 

L'article 85 du document final des évêques du Synode portant sur l'admission des divorcés "remariés" a été voté à une majorité des deux tiers.

Contrairement à ce qui avait été annoncé par "La Croix" le 20 octobre", à savoir que "la plupart des propositions pastorales les plus ouvertes aux situations familiales irrégulières n’ont pas été retenues" mardi 20 octobre,   les évêques  ont voté à plus des deux tiers requis, tous les articles du document final, dont l'article 85 qui porte sur l'admission des divorcés "remariés" à la communion sous certaines conditions.

 

Ce vote marque une victoire importante de François  pour avancer vers cette ouverture en direction des divorcés-remariés.

L'article 85 du document portait sur l'admission des divorcés remariés à la communion et sous certains conditions.

Le groupe germanophone a en effet proposé de mettre au point une série de «critères» pour évaluer - sous la responsabilité de l'évêque local - l'histoire de chaque couple de divorcés remariés qui seraient réellement motivés pour accéder aux sacrements de l'Eglise. Ensemble ils pourraient décider de leur admission à la confession et à la communion. Il s'agirait, à chaque fois, insiste-t-on à Rome, l'œuvre d'un «discernement» spécifique.

Le synode a donc transmis officiellement au pape ce «document final» et il reste à François la charge  de la mise en œuvre de cette nouvelle pastorale de l’église conciliaire 

 

Extraits:

N° 84 (voté à 187 voix, 72 contre, majorité à 177)

«Les baptisés qui sont divorcés-remariés civilement doivent être davantage intégrés dans les communautés chrétiennes selon les différentes modalités possibles, en évitant toute occasion de scandales. La logique de l'intégration est la clé de leur accompagnement pastoral, parce que, non seulement nous savons qu'ils appartiennent au Corps du Christ et à l'Eglise mais ils peuvent en avoir une expérience joyeuse et féconde. Ils sont baptisés, ils sont frères et sœurs, l'Esprit Saint conserve en eux, des dons et des charismes pour le bien de tous. Leur participation peut s'exprimer en différents services ecclésiaux: il importe donc de discerner comment les différentes formes d'exclusions actuellement pratiquées dans le domaine liturgique, pastoral, éducatif, et institutionnelles, peuvent être dépassées. Ils doivent, non seulement, ne pas se sentir excommuniés, mais ils peuvent vivre et mûrir comme des membres vivants de l'Eglise, la ressentant comme une mère qui les accueille toujours, qui prend soin d'eux avec affection et les encourage sur le chemin de la vie et de l’Évangile. Cette intégration est nécessaire pour le soin et l'éducation chrétienne de leurs enfants, qui doivent considérées comme les plus importants. Pour la communauté chrétienne, prendre soin de ces personnes n'est pas un affaiblissement de la propre foi et du témoignage sur l'indissolubilité du mariage, au contraire, l'Eglise exprime sa charité, par ce soin»

 

N°85 (voté à 178 voix, 80 contre, majorité à 177)

extrait

«(…) il est du devoir des prêtres d'accompagner les personnes intéressées sur la voie du discernement selon l'enseignement de l'Eglise et des orientations de l'évêque. Lors de ce processus, il sera utile de procéder à un examen de conscience, à travers des moments de réflexions et de pénitence. Les divorcés remariés devront se demander comment ils se sont comportés vis-à-vis de leurs enfants quand l'union conjugale est entrée en crise ; s'il y a eu des tentatives de réconciliation ; quelle est la situation du partenaire abandonnée, quelles conséquences a, la nouvelle relation, sur le reste de la famille et sur la communion des fidèles, quel exemple cette situation offre aux jeunes qui doivent se préparer au mariage. Une réflexion sincère peut renforcer la confiance dans la miséricorde de Dieu qui ne peut être niée à personne»

«(…) tout en soutenant une norme générale, il est nécessaire de reconnaître que la responsabilité vis-à-vis d'actions ou décisions précises, n'est pas la même dans tous les cas. Le discernement pastoral, tout en tenant compte de la conscience honnêtement formée de la personne, doit tenir compte de ces situations. De même, le conséquences des actes accomplis, ne sont pas nécessairement les mêmes dans tous les cas»

 

N° 86 (voté à 190 voix, 64 contre, majorité à 177)

«Le parcours d'accompagnement et de discernement oriente ces fidèles vers la prise de conscience de leur situation devant Dieu. La discussion avec le prêtre, au for interne, concourt à la formation d'un jugement correct sur ce qui empêche la possibilité d'une plus grande participation à la vie de l'Eglise et quant aux pas qui peuvent la favoriser et la faire croître. Compte tenu du fait qu'il n'y pas de gradualité dans la loi, ce discernement ne pourra jamais faire abstraction des exigences de vérité et de charité de l’Évangile, proposées par l'Eglise. Pour que cela advienne, il faudra que soient garanties les conditions nécessaires d'humilité, de discrétion, d'amour de l'Eglise et de son enseignement, dans la recherche sincère de la volonté de Dieu et dans le désir d'atteindre à la réponse la plus parfaite qui soit».

 

Et que dit Mgr Fellay devant un tel désastre ?  http://christusvincit.clicforum.com/t649-D-claration-de-Mgr-Fellay-propos-du-Rapport-final-du-Synode-sur-la-famille.htm   « On peut y lire (dans le rapport final du synode) certes des rappels doctrinaux sur le mariage et la famille catholique, mais on note aussi des ambiguïtés et omissions regrettables ». Ce qui est une immoralité et une abomination devient ambiguïté regrettable  ! Le synode ne rappelle rien sur la doctrine catholique du mariage mais le détruit radicalement.


Quid de Thomas More, qui a choisi de renoncer à sa vie, tout comme l'évêque John Fisher de Rochester parce qu'ils contestaient à Henri VIII le droit "d'accommoder" l'indissolubilité de son mariage ? L'Eglise catholique les a canonisés. Faudra-t-il les "dé-canoniser"?

 

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A lire !  


Dans les circonstances actuelles, nous ne pouvons que vous recommander la lecture de ce petit livre  ... catholique !  Il vient même d'être interdit par Menzingen et l'abbé Bouchacourt : être exclu des tables de presse de la FSSPX devient une preuve d'orthodoxie ... 

Il dénonce sans doute trop clairement ce qui se passe à Rome actuellement ... 




http://www.medias-presse.info/a-lire-le-synode-sur-la-famille-la-revolution-du-pape-francois/38447


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A l’ouverture du Synode, le pape François rappelle le caractère indissoluble du mariage. Peut-on se réjouir ?

 

 

 

 http://www.medias-presse.info/a-louverture-du-synode-le-pape-francois-rappelle-le-caractere-indissoluble-du-mariage-peut-on-se-rejouir/40252

 

 Note de France Fidèle : L'analyse suivante, reprise de MPI, prouve à l'envi que le synode actuel n'est que l'aboutissement du processus enclenché avec Vatican II 

 

Les médias conservateurs se réjouissent, certains crient même victoire à l’avance. Le pape François a rappelé sans ambiguïté le caractère indissoluble du mariage lors de l’ouverture de cette deuxième partie du Synode qui se tient durant ce mois d’octobre 2015.


Certes on peut se réjouir de voir le pape défendre le mariage et son indissolubilité. Mais de quoi se réjouissent ces médias conservateurs ou dits traditionnels ? Ont-ils déjà vu le pape François remettre en cause publiquement l’indissolubilité du mariage ? Bien sûr que non. Et ces cris de victoire montrent qu’ils n’ont rien compris à ce qui se passe lors de ce Synode et à ce qui ravage l’Eglise depuis plus d’un siècle et qu’avait si fortement dénoncé Saint Pie X dans Pascendi Dominici Gregis en 1911.

 

Un moderniste peut dire la doctrine de l’Eglise de façon juste. Mais il peut la contredire tout autant après. C’est aussi le propre du libéral qui sait dire la doctrine mais qui par la praxis va la relativiser ou la combattre. C’est exactement ce que fait avec habileté le pape François.

 

Certes, le 4 octobre 2015 il a rappelé la doctrine sur le mariage, mais le 15 août 2015 il avait pourtant modifié le code de droit canon sur les reconnaissances de nullité de mariage qui était ni plus ni moins une sorte de divorce dans l’Eglise qui refuse de dire son nom. Dans son homélie du 4 octobre il a redit qu’il ne voulait pas des mariages express, insistant avec raison sur l’importance des fiançailles, pourtant, avec le Motu Proprio Mitis Iudex Dominus Iesus, il a institué le divorce express !

 

Même attitude sur l’homosexualité. Si le discours peut parfois être ferme, le pape n’a de cesse de mettre en avant des personnalités homosexuelles sans jamais leur reprocher leur état de vie. C’est ainsi, par exemple, que Mo Rocca, activiste homosexuel, a été choisi comme lecteur pour la messe du Pape François au Madison Square Garden.

 

Certes, si nous pouvons nous réjouir des propos en eux-même du pape sur le rappel de l’indissolubilité du mariage, nous ne pouvons que regretter et dénoncer la manipulation qui est derrière un tel rappel. Que les catholiques cessent d’être les idiots utiles d’une manipulation qui dure depuis le concile Vatican II, en refusant de s’accrocher au moindre signe de conservatisme et de rappels doctrinaux qui n’ont pour but que de mieux faire avaliser la révolution dans l’Eglise.

 

Le Synode sur la famille va être un bel exemple de cette manipulation.

 

C’est pour cette raison que la confession de la Foi s’appuie sur deux piliers : la proclamation de la doctrine et la condamnation de l’erreur. Si la première ne dérangent pas les libéraux, ils honnissent la deuxième. C’est pour cela que le concile Vatican II se voulait « pastoral », c’est à dire non contraignant. Et la fausse miséricorde promue par le pape François ne trouve pas son origine ailleurs que dans le concile Vatican II comme l’avait si bien exprimé lors de l’ouverture de ce concile le pape Jean XIII :

« L’Eglise n’a jamais cessé de s’opposer à ces erreurs. Elle les a même souvent condamnées, et très sévèrement. Mais aujourd’hui, l’Epouse du Christ préfère recourir au remède de la miséricorde, plutôt que de brandir les armes de la sévérité. Elle estime que, plutôt que de condamner, elle répond mieux aux besoins de notre époque en mettant davantage en valeur les richesses de sa doctrine. Certes, il ne manque pas de doctrines et d’opinions fausses, de dangers dont il faut se mettre en garde et que l’on doit écarter; mais tout cela est si manifestement opposé aux principes d’honnêteté et porte des fruits si amers, qu’aujourd’hui les hommes semblent commencer à les condamner d’eux-mêmes. »

 

Le Synode n’a rien inventé !

 

L’Eglise ne sortira pas de ce tourbillon infernal de la crise tant qu’elle ne recondamnera pas les erreurs. Et ceux qui ayant charge d’âmes, se refusent à condamner eux aussi les erreurs par crainte, calcul ou conviction, aident les ennemis de l’Eglise dans leur destruction.

 

XAVIER CELTILLOS - MPI 5 OCTOBRE 2015

Le Pape a rencontré et donné une accolade plus qu'amicale à un couple homosexuel à
Washington.

http://edition.cnn.com/2015/10/02/us/pope-gay-washington/index.html

 

Yaho Grassi est un homosexuel (67 ans)  sans complexe "en couple depuis 19 ans" et se proclame ami de longue date du Pape François. Il proclame que le Pape lui a téléphoné trois semaines avant le voyage pour les Amériques et lui a dit qu'il aimerait bien lui donner une accolade ( A big hug ! ).

Yaho a donc amené son partenaire ainsi que d'autres amis le 23 septembre. Un jour avant que le Pape ne rencontre Kim Davis.

Le Vatican a déclaré que l'entretien avec Davis n'était pas pour montrer un quelconque soutien pour sa cause, et que la seule vraie audience que le pape ait eu à la nonciature était avec un de ses anciens étudiants et sa famille!( "the only real audience granted by the Pope at the nunciature (embassy) was with one of his former students and his family.")

Grassi a dit que le Pape sait depuis longue date qu'il est homosexuel mais n'a jamais condamné sa sexualité ou sa relation homosexuelle. Grassi  a dit qu'il a déjà rencontré le pape avec Iwan Bagus ( son partenaire)

En serrant la main d'Iwan, le pape dit se rappeler l'avoir déjà rencontré, d'après la brève vidéo. A la fin de l'audience, le Pape donne une accolade aux deux hommes et les embrasse sur la joue.

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Le Judaïsme triomphant dans l'église conciliaire : 

 

Le rabbin Arthur Schneier fait chevalier pontifical par le cardinal Dolan, avec le soutien du pape François

 

Extrait du New York Times

 

Le Cardinal Timothy Dolan M., le chef de l'archidiocèse catholique de New York, a conféré le titre de chevalier papal au rabbin Arthur Schneier ce lundi, citant "les bonnes œuvres qu'il a fait" à promouvoir la liberté religieuse et la paix internationale.


Le Rabbin Schneier, 85 ans, est le rabbin de la synagogue de Park East, dans l'Upper East Side de Manhattan, qui a été choisi comme le premier lieu de culte juif aux États-Unis à être visité par un pontife catholique romaine lorsque le pape Benoît XVI est venu à New York en 2008. Le rabbin Schneier, un survivant de l'Holocauste, a eu des audiences privées avec le Pape Paul VI et le Pape Jean-Paul II, et a salué le pape Francois au mur occidental à Jérusalem l'an dernier.


Et, comme l'a noté lors d'une cérémonie à la résidence de l'observateur permanent du Vatican auprès des Nations Unies, le rabbin Schneier a été  présent à des conférences dans les points chauds du monde pour promouvoir la tolérance et de résoudre les conflits ethniques et religieux. Il a fondé l'appel interreligieux of Conscience Foundation en 1965.


"Sachez que ce prix à notre bien-aimé rabbin Schneier vient de Pape Francis," a dit le Cardinal Dolan  avant d'épingler la Croix de Chevalier sur le rabbin. "C'est une manière très touchante du Pape François de le confirmer dans les bonnes œuvres qu'il a faites au nom de la liberté religieuse, la paix et la justice internationale."


Une foule de dignitaires regardait. Parmi eux se trouvaient l'ancien secrétaire d'Etat Henry Kissinger; ancien maire David N. Dinkins; États-Unis Représentant Carolyn B. Maloney, un démocrate de New York; et Raymond W. Kelly, l'ancien commissaire de police.


Plusieurs dirigeants religieux et des fonctionnaires ont également assisté à la cérémonie, dont l'archevêque Demetrios, le chef spirituel des chrétiens orthodoxes grecs de l'Amérique; Archevêque Barsamian Khajag de l'Église arménienne d'Amérique; Imam Al-Hajj Talib Abdur-Rashid de la mosquée de la Fraternité islamique; Rabbi Joseph Potasnik, le vice-président exécutif du New York Board of Rabbis; Abraham H. Foxman, le directeur national de l'Anti-Defamation League; et le rabbin Michael Miller, vice-président exécutif et chef de la direction de la Jewish Community Relations Council de New York. Le fils du rabbin Schneier, le rabbin Schneier Marc a aussi assisté à la cérémonie.






Comment Bourdaloue pourfend l'esprit de neutralité.

 

Certaines âmes, bien au chaud dans leurs jolies chapelles bien chauffées, avec un gentil prêtre, ne semblent pas (vouloir) voir le drame qui est en train de les entraîner vers le vaste mouvement d'apostasie. Et cela, au nom d'une obéissance mal comprise d'une part ainsi que d'un esprit de neutralité. Que nous dit la Tradition à ce sujet ?

 

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L'esprit de neutralité dans les contestations de l'Eglise par Bourdaloue
A lire pour ne pas rester neutre dans la crise de l'Eglise
Esprit de neutralité dans les contestati
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Esprit de neutralité dans les contestations de l'Eglise (par Bourdaloue)

 

Qu'ai-je affaire de telles et telles questions qui causent tant de mouvements dans l'Église? Qu'ai-je affaire de toutes ces contestations, et qu'est-il nécessaire que je me déclare là-dessus ? Je n'examine point qui a raison, ni qui ne l'a pas; je ne suis pour personne ni contre personne.

Tel est votre langage et celui de bien d'autres comme vous. Mais voyons un peu quel principe vous fait demeurer dans cet état de neutralité. Ou c'est ignorance, ou c'est erreur, ou c'est politique, ou c'est insensibilité, ou c'est lâcheté. Or rien de tout cela n'est bon.

 

  1. Ignorance : parce que ce sont des matières au-dessus de vous, et que vous n'êtes pas capable d'en juger. Erreur : parce que vous voulez vous persuader que les questions qu'on agite et sur lesquelles il est intervenu un jugement de l'Eglise, n'ont rien d'essentiel, et que chacun sur cela peut croire tout ce qu'il lui plaît, sans que la foi en soit altérée.
  2.  Politique parce que vous avez des intérêts particuliers à ménager parce que vous avez certaines liaisons de dépendance de société, d'amitié, à quoi vous seriez obligé de renoncer ; parce que vous recevez de certaine part certains secours qui vous seraient refusés, et dont il faudrait vous passer ; parce que cet appui, cette protection vous manquerait, et que vous en avez besoin : car voilà ce qui n'entre que trop souvent dans la conduite qu'on tient, même en matière de religion.
  3.  Insensibilité : Parce que tout occupé des choses de la terre et des affaires du monde, vous n'êtes guère en peine de ce qui regarde l’Eglise, et que tous les outrages qu'elle peut recevoir vous touchent peu.
  4.  Enfin, lâcheté parce que vous n'avez pas le courage de  parler ouvertement, et que, dominé par une crainte humaine qui vous lie la langue et qui vous ferme la bouche ; vous ne vous sentez pas assez de force ni assez de résolution pour résister au mensonge et à ceux  qui le soutiennent. Mais encore une fois, tout cela est criminel, ou vous êtes criminel en tout cela, et votre conscience devant Dieu en doit être chargée. Si vous m'en demandez les raisons, il est aisé de vous les donner ; et il est à propos que vous les pesiez mûrement, et que vous les compreniez, afin de vous détromper sur un point d'une toute autre importance que vous ne l'avez conçu jusqu'à présent. Reprenons tous les principes, ou plutôt tous les prétextes que je viens de marquer. J'ose dire qu'il n'y en a pas un dont vous ne reconnaissiez d'abord l'illusion et le désordre, si vous y faites l'attention convenable.

 

I. Est-ce ignorance? Il est vrai, n'étant pas assez éclairé pour approfondir les sujets qui de part et d'autre sont controversés, et ne pouvant connaître par vous-même, entre les divers sentiments, quel est le mieux fondé et le plus conforme à la saine doctrine, vous seriez excusable de ne vous attacher à aucun, et de demeurer dans l'incertitude, si c'était par vos propres lumières que vous dussiez vous déterminer. Mais vous avez une autre règle qui vous doit suffire, et qui vous ôte toute excuse, parce qu'elle supplée parfaitement à l'ignorance où vous pouvez être. Règle générale, règle commune aux esprits les plus grossiers comme aux plus pénétrants et aux plus subtils, règle visible et qui tombe sous les sens ; règle qui ne vous peut tromper, et dont vous êtes obligé de reconnaître la supériorité, l'autorité, l'infaillibilité sur tout ce qui a rapport à votre croyance. Cette règle, c'est la décision de l’Eglise. Dès là que l'Église a parlé, dès là que le souverain pontife et les premiers pasteurs qui la conduisent se sont fait entendre, il ne vous en faut pas davantage pour vous fixer; et si vous restez volontairement et opiniâtrement dans votre doute, vous êtes dès lors coupable, parce que vous ne vous soumettez pas à l'Eglise.

Prenez donc bien garde à ce qu'on vous demande, et à ce qui est pour vous d'une obligation indispensable. On ne vous demande pas que vous examiniez en théologien les questions sur lesquelles on dispute; on ne vous demande pas que vous en fassiez une étude expresse, ni que vous en ayez une claire connaissance. Cette étude, cette connaissance ne vous sont point nécessaires : mais c'est assez que vous sachiez que l'Église a défini telle chose et que vous devez adhérer d'esprit, de cœur, de vive voix à tout ce qu'elle a défini. Votre science sur les matières présentes et dans la situation où vous êtes, ne doit point aller plus loin. Croyez, agissez selon cette créance, et vous croirez, vous agirez en catholique.

 

Ainsi il est inutile de dire : « Je ne sais rien, et je ne suis pas d'un état et d'une profession à faire là-dessus de longues et de sérieuses recherches; j'ai d'autres affaires. On veut que je condamne cet ouvrage, et je ne l'ai jamais lu. On veut que je rejette cette doctrine et je ne l'entends pas. C'est aux savants et aux docteurs à produire leurs pensées et à s'expliquer, mais cela me passe; et m'appartient-il de m'ingérer en ce qui n'est point de mon ressort? »

 Non, encore une fois, il ne vous appartient pas de vous engager en de curieux examens, ni d'entreprendre de démêler la vérité au travers des nuages dont on l'enveloppe et dont on tâche de l'obscurcir; il ne vous appartient pas de vous ériger en juge de la doctrine. Mais il vous appartient d'écouter l'Église, qui en a jugé, et de souscrire de bonne foi à ce qu'elle a jugé. Mais il vous appartient de condamner ce que  l'Église condamne, et de rejeter ce que l'Église rejette, sans en vouloir d'autre raison, sinon que l'Eglise l'a condamné et qu'elle l'a rejeté. Mais il vous appartient d'embrasser ouvertement et hautement ce que l'Église vous propose à croire, et de vous y attacher. Voilà, dis-je, ce qui vous appartient, et pour vous en défendre il n'y a point d'ignorance à alléguer.  Car il n'est pas besoin d'une grande pénétration pour savoir quels sont les sentiments de l'Église, puisqu'elle les publie partout, et qu'elle les annonce dans tout le monde chrétien. Or, du moment que vous les savez , et que vous ne pouvez les ignorer; du moment que vous savez encore d'ailleurs que l'Église de Jésus-Christ ne peut s'égarer, et ne veut point vous égarer , vous avez toute l'habileté et toute l'érudition qu'il faut pour vous résoudre, et pour bien prendre votre parti , qui est celui d'une ferme adhésion, et d'une humble et parfaite obéissance.  Où en serions-nous, s'il en fallait davantage ?  Il faudrait donc que chacun sans nulle différence ni de caractère ni de condition, allât s'instruire dans les écoles de théologie; que chacun s'appliquât à la lecture des saints Pères, que chacun quittât son emploi pour vaquer à l'étude de l'Ecriture et des saints canons?  Ce serait multiplier étrangement les docteurs, et, à force de doctrine, renverser toute l'économie et toute la conduite du monde.

 

II. Est-ce erreur ? C'est-à-dire, est-ce que vous êtes dans l'opinion que telles et telles propositions , que les uns attaquent avec tant de zèle , et que les autres défendent avec tant de chaleur, ne sont d'aucune  conséquence à l'égard de la foi, et que de quelque manière que vous en pensiez, votre religion n'en sera pas moins pure, ni votre croyance moins orthodoxe ? Je conviens que, comme le Sage a dit des choses du monde, qu'il a plu à Dieu de les abandonner aux découvertes et aux subtilités des philosophes, on peut dire aussi de certaines matières, que l'Église les abandonne à nos vues particulières et à nos raisonnements. Les esprits sont partagés en ce qui n'est point défini : l'un enseigne d'une façon , et l'autre d'une autre ; l'un s'appuie sur un principe qu'il croit véritable , et l'autre se fonde sur un principe tout contraire, et suit un système tout opposé qui lui paraît plus juste et plus raisonnable ; on apporte de part et d'autre ses preuves , on propose ses difficultés , on fait valoir ses pensées autant qu'on le peut , et l'on s'y arrête : mais la foi en tout cela ne court aucun risque, parce que ce sont des questions problématiques , sur lesquelles l'Église a gardé jusqu'à présent le silence et n'a rien prononcé.

Que sur tous ces articles vous suspendiez votre jugement sans incliner d'un côté plus que de l'autre,  j'y consens, et l'Église vous le permet. Je sais de plus, qu'on s'efforce de vous persuader qu'il en est de même des points dont il s'agit présentement ; car c'est là que tendent ces discours que vous entendez partout : qu'on veut tyranniser les esprits et leur ôter une liberté qui leur est acquise de plein droit ; qu'on veut bannir des écoles catholiques les plus grands maîtres , qui sont sans contredit Saint Augustin et Saint Thomas; qu'on veut proscrire des opinions répandues de toutes parts, reçues dans les corps les plus célèbres et dans les plus savantes compagnies, établies par l'Ecriture, autorisées par la Tradition et par la plus vénérable antiquité; que ce sont au reste de ces sentiments qu'on peut embrasser ou contredire sans cesser d'être uni à l'Église; et qu'en un mot, soit qu'on les admette ou qu'on les combatte, le sacré dépôt de la doctrine de Jésus-Christ est toujours à couvert. Voilà ce qu'on vous rebat continuellement, et ce qu'on  tâche de vous imprimer dans l'esprit; et voilà en même temps ce qui vous  rassure; mais n’est-ce point une fausse assurance que celle où vous êtes? Ne vous trompez-vous point ? Ne vous trompe-t-on point ? Un doute de cette nature, et sur un sujet de cette importance, mérite bien que vous preniez soin de l'éclaircir. Or, où en chercherez-vous l’éclaircissement, et où le trouverez-vous? Vous l'avez dans vos mains et sous vos  yeux, car je vous renvoie toujours au même oracle, qui est l’Eglise.  Voyez quel jugement est émané de son tribunal, lisez et convainquez-vous.  Quoi ! Ce que l’Eglise, ce que son chef visible, ce que ses pasteurs qualifient de scandaleux,  de faux, d'hérétique, vous le regarderez comme  indifférent par rapport à la foi ? Ces anathèmes partis du Siège Apostolique et secondés de tant d'autres qui les ont accompagnés ou suivis dans les  Églises particulières, tout cela ne vous étonne point? Vous pouvez tenir contre tout cela? Vous pouvez vous figurer que tout cela ne tombe que sur de pures opinions, que sur des opinions permises et arbitraires ? Vous me répondez qu'on vous le dit de la sorte mais  qui sont ceux qui vous le  disent? Quels qu'ils puissent être, devez-vous compter sur leur témoignage, lorsque vous le voyez démenti par l'Église universelle?

 

III. Est-ce politique ?  Car la politique se mêle dans les affaires de religion comme dans toutes les autres.  On veut garder des  mesures ; et quoiqu'on pense ce qu'on doit penser, on prétend avoir de bonnes raisons pour ne pas parler de même. Il ne reste donc que l'une de ces deux choses à faire : ou de parler autrement qu'on ne pense et ce serait une mauvaise foi dont on n'est pas capable et dont on ne pourrait porter le reproche au fond de sa conscience ; ou de ne point parler du tout, et de ne rien dire, et c'est à ce milieu qu'on s'en tient comme au tempérament le plus juste et le plus sage. Je ne suis, dit-on, ni ne veux être rien : j'ai mes vues, j'ai mes prétentions et pour y réussir, il faut être ami de tout le monde. Ces gens-là peuvent m'être utiles dans les rencontres, et ils me le sont même actuellement.  D'ailleurs ce sont la plupart des personnes de connaissance, et j'ai toujours été en commerce avec eux ; la prudence m'engage à les ménager. La prudence! Mais quelle prudence? La prudence de la chair. Or, selon saint Paul, cette prudence de la chair est  ennemie de Dieu (Rom 8); et puisqu'elle est ennemie de Dieu, il s’ensuit que c'est une prudence criminelle devant Dieu et réprouvée de Dieu.

Comment ne le serait-elle ?  Y a-t-il raison de fortune, de parenté, de société? Y a-t-il considération et intérêt humain, qui doive vous lier la langue, et vous empêcher de vous déclarer, de vous élever pour la cause de l'Église, et pour celle du Seigneur?  On vous parle tant en d'autres conjonctures des engagements de votre baptême ; et ils sont grands en effet.  A Dieu ne plaise que j'en diminue l'obligation. Mais plus ils sont grands, plus ils sont authentiques et solennels, et plus vous êtes coupables de les soutenir si mal. Est-ce là ce que vous avez promis à Dieu et à son Église sur les sacrés fonts où vous fûtes régénéré en Jésus-Christ? Avez-vous renoncé au monde, pour vous conduire par des vues si mondaines ? Du moins si c'était en ce qui regarde le monde, mais en matière de foi, quelle part la sagesse du monde doit-elle avoir?  Qu’y a-t-il de commun entre la justice et l'iniquité, entre la lumière et les ténèbres, et qu'a le fidèle à partager avec l'infidèle ? (II Cor 6)

Soyez sage et circonspect, je le veux, et je suis le premier à vous y exhorter : mais soyez-le avec cette sobriété que demande l'Apôtre; soyez-le jusqu'à certain point et non au-delà. Ayez des égards, j'y consens ; mais n'en ayez que jusqu'à l'autel. Car à l'autel, c'est-à-dire, quand la religion est en compromis, et qu'il y va de l'honneur et de l'autorité de l'Église, vous devez oublier tout le reste, et ne vous souvenir que des paroles du Fils de Dieu : Quiconque aura quitté pour mon nom sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses héritages , je le mettrai au nombre de mes disciples, et il possédera la vie éternelle (Matth 19) . Voilà une promesse bien avantageuse; mais écoutez en même temps une menace bien terrible, et digne de toute votre réflexion : Celui qui sauve sa vie, la perdra ; et celui qui la perdra pour moi, la sauvera (Matth 10). Dans le sens de l'Évangile, qu'est-ce que cela signifie?  Ce que vous ne pouvez trop méditer : savoir, qu'en toutes choses, mais surtout dans les choses de Dieu, on ne doit point tant avoir de ménagement pour le monde, et qu'en voulant se sauver pour le temps présent, on se perd pour l'éternité.

 

IV. Est-ce insensibilité ? Est-ce que vous vous souciez peu de tout ce qui concerne l'Eglise et la religion ? Mais à quoi serez-vous donc sensible, si vous ne l'êtes pas à ce qui touche la foi que vous devez professer, où vous devez vivre, et où vous devez mourir? Est-il rien qui vous soit plus important que de la conserver pure, cette foi, laquelle doit être le fondement de votre sanctification et de votre salut ?

Vous me direz : je ne l'attaque pas.  Non, vous ne l'attaquez pas directement; mais vous souffrez qu'on l’attaque impunément ; mais on l'attaque, et vous ne vous y opposez pas ; mais vous ne la soutenez pas, mais vous ne la défendez pas. Or quiconque n'est pas pour elle, est contre elle ; de

même que quiconque n’est pas pour Jésus-Christ, est contre Jésus-Christ (Matth 12) . Vous me direz : il n'est question que de quelques points ; et faut-il tant se remuer pour cela et se troubler ? Je le sais; ce n'est que de quelques points ; mais ce sont des points essentiels, ce sont des points de foi. Or, à l'égard de la foi, tout est d'une extrême conséquence, et il n'y a rien à négliger. Vous me direz : ce n'est pas là mon affaire; mais de qui sera-ce donc l'affaire? Est-ce l'affaire des hérétiques? Est-ce l'affaire des infidèles ? Ou n'est-ce pas l'affaire de tous les enfants de l'Église, de s'intéresser pour leur mère, et de résister en face à ses ennemis. Je dis l'affaire de tous les enfants de l'Église : car c'est une affaire commune, et chacun y est pour soi, quoique différemment et par proportion. Ah! De tous ceux qui tiennent pour le parti contraire, j'ose avancer qu'il n’y en a pas un, ou presque pas un, qui ne se fasse une affaire de l'appuyer de toutes ses forces. On a du zèle pour le mensonge, on en manque pour la vérité. Vous Me direz : quand je me déclarerai, la cause l'Eglise n'en sera pas meilleure. Et que suis-je en effet? De quel poids peut être le suffrage d'un homme comme moi, d'un homme sans lettres et sans étude? On vous l'accorde : l'Église peut fort bien se passer de votre suffrage; et si l'on vous presse de vous déclarer, ce n'est point précisément afin que la cause de l'Église en devienne meilleure, mais c'est afin que vous-même, en vous déclarant, vous en soyez meilleur. C'est, dis-je, afin que vous vous acquittiez de votre devoir envers l'Église ; afin que vous rendiez à l'Église l'hommage d'une soumission publique qu'elle exige de vous, et que vous ne pouvez lui refuser sans violer ses droits, et sans être coupable. De sorte que je puis appliquer ici ce que disait Saint Augustin dans l'affaire du pélagianisme, et à l'occasion de quelques-uns qui gardaient le silence, et ne voulaient point donner à connaître ce qu'ils pensaient : Faisons-leur, écrivait ce saint docteur à Sixte, seulement prêtre alors, et depuis pontife, faisons-leur une salutaire violence pour les attirer à nous, non point dans la crainte qu'ils ne nous nuisent, mais dans la crainte qu'ils ne se perdent.

 

V. Est-ce lâcheté?  Elle serait honteuse dans le service d'un prince de la terre; et pour en éviter la honte, il n'y a point de péril où l'on ne s'exposât : on n'y épargnerait pas sa vie. Mais présentement, qu'est-ce que je vous demande au nom de l'Église ? Une parole, un simple témoignage de votre déférence à ses sentiments, et vous n'avez pas assez de résolution pour la prononcer, cette parole, ni pour le donner, ce témoignage ? Où donc est l'esprit du martyre, dont tout catholique doit être animé ? Mais encore que craignez-vous, et qui craignez-vous? Faut-il si peu de chose pour vous étonner?

Malheureuse neutralité qui forme tant de fausses consciences ! Car, sous le frivole et vain prétexte qu'on demeure à l'écart, et qu'on ne prend part à rien, on croit sa conscience en sûreté :

comme si la foi ne voulait de nous point d'autre confession que le silence ?  Neutralité scandaleuse : c'est un outrage que vous faites à l'Église de n'oser pas vous ranger de son côté, ni professer ouvertement ce qu'elle vous enseigne. D'ailleurs, à combien de gens persuadez-vous par votre conduite, que vous ne recevez pas le jugement que l'Église a porté, et que dans le cœur vous le rejetez, quoiqu'au dehors vous gardiez des mesures et que vous affectiez de paraître neutre ? A combien d'autres donnez-vous au moins lieu de penser qu'ils n'ont pas plus à se mettre en peine que vous, et que le mieux est de laisser toutes ces affaires comme indécises? Ils se déclareraient, si vous étiez une bonne fois déclaré vous-même. Neutralité que l'Église aussi, dans tous les temps, a condamnée et traitée de prévarication.

Enfin, neutralité favorable à toutes les hérésies, et qui sert à les établir et à les répandre. Car de même que, dans une guerre civile, les factieux sont contents, pourvu qu'on ne s'oppose point à leurs entreprises, ainsi les hérétiques ne souhaitent rien davantage, sinon qu'on ne les contredise point et qu'on ne forme aucun obstacle à leurs progrès. Ils savent bien du reste s'aider et se fortifier. Ce sont les premiers à demander la neutralité, mais à condition qu'ils ne l'observeront pas, et qu'ils n'omettront rien pour agir sourdement et plus efficacement.  Ce sont les premiers à demander la paix, mais bien entendu qu'ils profiteront de cette paix pour continuer la guerre avec d'autant plus de succès, qu'elle se fera avec moins d'éclat. Une infinité de personnes, même de ceux qui ne sont point mal intentionnés, se laissent surprendre à ce piège. Que ne vit-on en paix, disent- ils, et pourquoi tout ce bruit? J'aimerais autant, quand le loup est dans la bergerie, et que le berger crie de toutes ses forces pour appeler du secours, qu'on lui demandât pourquoi il se donne tant de mouvements et fait tant de bruit. Sans ces mouvements, sans ce bruit, que deviendrait le troupeau? La paix est à désirer : qui en doute? Mais il faut que ce soit une bonne paix.


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Voyage de François en Turquie

François demande au Mufti de prier et au « Patriarche » de le « bénir. »

Miles Christi- 4/12/2014

Lors de son récent voyage en Turquie, dans la Mosquée bleue d'Istanbul, François s’est déchaussé, s’est fait lire et expliquer le Coran par le Grand Mufti, lui a proposé de prier et, les deux ensemble, tournés vers la Mecque, ont prié ostensiblement pendant un long moment:


« Je suis venu en Turquie comme pèlerin, pas comme touriste (…) Quand je suis allé à la mosquée, je ne pouvais pas dire : "Non, maintenant, je suis un touriste". Non, tout était religieux. Et j’ai vu cette merveille : le mufti m’expliquait bien les choses, avec beaucoup de douceur, y compris le Coran, où l’on parle de Marie et de saint Jean-Baptiste… Il m’expliquait tout. J’ai alors ressenti le besoin de prier, et j’ai dit : "Peut-on prier un peu?". "Oui, oui", a-t-il dit. Et j’ai prié : pour la Turquie, pour la paix, pour le mufti… pour tous… et pour moi, qui en ai bien besoin. J’ai prié, vraiment. Et j’ai dit : "Seigneur, finissons-en avec la guerre". Ce fut un moment de prière intense. »

(http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2014/november/documents/papa-francesco_20141130_turchia-conferenza-stampa.html -http://www.aleteia.org/fr/religion/article/pape-francois-pourquoi-il-a-prie-dans-la-mosquee-bleue-distanbul-5880420541399040)

 

 Voici quelques précédents à cette attitude scandaleuse de François à l'égard de l'Islam:

 « La foi que vos parents vous ont inculquée vous aidera toujours à avancer. »(S’adressant à des immigrés musulmans dans une paroisse romaine:http://www.romereports.com/pg155489-francis-to-refugees-christian-or-muslim-the-faith-your-parents-instilled-in-you-will-help-you-move-o-en- http://laportelatine.org/insolites/francois_appelle_les_musulmans_a_lire_le_coran_140101/francois_appelle_les_musulmans_a_lire_le_coran_140120.php)

« Je vous adresse, enfin, mes vœux priants pour que vos vies puissent glorifier le Très-Haut et apporter la joie autour de vous. Bonne fête à vous tous ! »(Salutations destinées à la communauté musulmane pour la fin du Ramadan: http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/messages/pont-messages/2013/documents/papa-francesco_20130710_musulmani-ramadan.html- http://www.islam-et-verite.com/blog/billets-d-humeur/lettre-ouverte-au-pape-francois-au-sujet-de-son-message-aux-musulmans-pour-la-fin-du-ramadan.html)

« Je désire me tourner en pensée vers les chers immigrés musulmans qui commencent, ce soir, le jeune du Ramadan, avec le vœu d’abondants fruits spirituels. »http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Homelie-du-pape-Francois-a-Lampedusa-2013-07-08-983797

« Il est admirable de voir que des jeunes et des anciens, des hommes et des femmes de l’Islam sont capables de consacrer du temps chaque jour à la prière, et de participer fidèlement à leurs rites religieux. » (Evangelii Gaudium, § 252: http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/apost_exhortations/documents/papa-francesco_esortazione-ap_20131124_evangelii-gaudium.html)

Les scandales de son voyage en Turquie se sont poursuivis lors de sa visite au « patriarche » schismatique de Constantinople, à qui il a demandé de le « bénir », tout comme à l'« Eglise de Rome »...

 

« Puis, alors qu’il concluait son intervention, le pape François a fait un geste inattendu. Il a ainsi demandé une ‘‘faveur’’ au patriarche orthodoxe: ‘‘Bénissez-moi et bénissez l’Eglise de Rome’’. Le patriarche a hésité un moment devant le pape qui baissait la tête, il l’a alors embrassé. » (http://lesuisseromain.hautetfort.com/archive/2014/11/29/istanbul-le-pape-francois-demande-la-benediction-au-patriarc-5500017.html)

  

« Je crois qu’avec l’orthodoxie nous sommes en chemin. Ils ont les sacrements, ils ont la succession apostolique… nous sommes en chemin. Que devons-nous attendre ? Que les théologiens se mettent d’accord ? Ce jour n’arrivera jamais, je vous l’assure, je suis sceptique. Ils travaillent bien, les théologiens, mais je me rappelle de ce qu’on disait à propos de ce qu’avait dit Athénagoras à Paul VI : « Nous, avançons seuls ; et mettons tous les théologiens sur une île, qu’ils réfléchissent ! » (…) On ne peut pas attendre : l’unité est un chemin, un chemin que l’on doit faire, que l’on doit faire ensemble. Et c’est cela l’œcuménisme spirituel : prier ensemble, travailler ensemble, il y a beaucoup d’œuvres de charité, beaucoup de travail… Enseigner ensemble… Aller de l’avant ensemble. C’est l’œcuménisme spirituel (…) Je dirai une chose que peut-être l’un ou l’autre ne pourra pas comprendre, mais… Les Églises catholiques orientales ont le droit d’exister, c’est vrai. Mais l’uniatisme est un mot d’une autre époque. Aujourd’hui on ne peut pas parler ainsi. On doit trouver une autre route. » (http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2014/november/documents/papa-francesco_20141130_turchia-conferenza-stampa.html)

http://www.novusordowatch.org/wire/francis-at-the-blue-mosque.htm

 

http://www.novusordowatch.org/wire/francis-muslims-unbelief.htm

 

http://www.novusordowatch.org/wire/francis-muslims-ramadan.htm 


Ce n’était pas la première fois qu’il mettait en pratique les faux principes œcuméniques du CVII, d’après lequel les sectes hérétiques et schismatiques font partie de la seule et véritable Eglise fondée par Jésus-Christ, titre qui depuis lors sera refusé à l’Eglise Catholique : (http://vatican2-en-questions.org/les-trois-questions-soulevees-par-le-subsistit-in/

François se faisant bénir par l’ « archevêque » de Canterbury Justin Welby le 16 juin 2014, à l’occasion de sa visite au Vatican, accompagné par deux femmes ordonnées « prêtresses » dans la secte hérétique anglicane. (http://pagina-catolica.blogspot.fr/2014/06/sigue-la-farsa-en-roma.html)

Le cardinal Bergoglio recevant la bénédiction des « pasteurs » évangéliques dans le stade Luna Parkde Buenos Aires le 19 juin 2006 : « Alors que tous priaient, le premier réflexe que j’ai eu fut celui de me mettre à genoux, un geste très catholique, pour recevoir la prière et la bénédiction des sept mille personnes qui étaient là. » (Cf. son livre Sur le ciel et la terre, préfacé par le rabbin Abraham Skorka, ch. 28, p. 3: http://fr.calameo.com/read/002080055a8b71b163859http://tradiciondigital.es/2013/03/14/el-cardenal-bergoglio-se-arrodillo-para-recibir-la-bendicion-de-herejes/)

 

Sans oublier les deux discours qu'il avait prononcés quelques jours auparavant à Strasbourg, au Parlement Européenet au Conseil de l'Europe: 7138 mots, dont parmi les plus utilisés il y a eu les très laïques, maçonniques et naturalistes « droits de l’homme », « démocratie », « dignité de la personne humaine », « paix » et « dialogue », mais pas une seule foisil n’a daigné prononcer celui de notre doux et adorable Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ...

(http://www.lavie.fr/actualite/documents/discours-du-pape-francois-devant-le-conseil-de-l-europe-25-11-2014-58127_496.php - http://www.eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/leurope/386833-discours-du-pape-francois-au-parlement-europeen/)

 

http://www.medias-presse.info/le-pape-francois-amalgame-les-chretiens-a-des-terroristes-islamistes-bref-bilan-de-son-voyage-en-turquie/19426?utm_source=OxiMailing&utm_medium=e-mail&utm_campaign=mpi%5F59
 
http://www.medias-presse.info/retour-sur-l-intervention-du-pape-francois-devant-le-parlement-du-conseil-de-leurope-a-starsbourg/19032
 
http://www.medias-presse.info/zemmour-sagace-le-pape-parle-des-racines-de-leurope-mais-ne-dit-pas-quelles-sont-chretiennes/19131


François a rendu hommage au révolutionnaire laïc et génocidaire du peuple arménien Mustafa Kemal Ataturk.


Nouvelles de la Rome occupée

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Nouvelles de la Rome occupée. Extrait du n°90 du Sel de la Terre
Tout ce que DICI et Menzingen ne vous disent pas sur le pape François.
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Les catholiques libéraux sont des gens malades

Mgr Lefebvre – Conférence aux représentants des Associations Saint-Pie-V et Saint-Pie-X, février 1976

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francis-who-am-i-to-judgeLes catholiques libéraux sont des gens malades, malades d’être catholiques.
Ils sont malades d’être catholiques. Ils veulent se dire catholiques mais ils en sont malades. Ils voudraient être avec les autres, avec, c’est malheureux ! la liberté ! la liberté ! voyez tous ceux qui cherchent la liberté, nous on a tellement besoin de cette liberté, mais voyons, on peut pas se passer de ça, alors ce sera contre le Règne de Notre-Seigneur, ce sera contre la volonté de Notre-Seigneur, ce sera contre la loi morale, oui, oui, oui, mais qu’est-ce que vous voulez, l’homme moderne, l’homme moderne, l’évolution… et les voilà partis et ils sont la courroie de transmission entre le vrai catholique, le catholique de toujours, l’Eglise et puis les ennemis de l’Eglise.
Il y a qu’à voir ces libéraux qui partout, partout, font glisser les états catholiques vers le socialisme. Ils ont beau au moment où ils voient qu’ils sont en train de sombrer avec le socialisme et le communisme, ils se reprennent un peu parce qu’ils ont peur, mais ils deviendront de nouveau malades de ne pas être à gauche, de ne pas redescendre de nouveau, de ne pas redescendre de nouveau avec les autres, alors ils reglissent de nouveau, ils reglissent de nouveau, ils reglissent de nouveau, jusqu’au moment où on se dit attention, attention, voilà le communisme qui arrive, voilà le désordre, l’anarchie, les brigandages, les vols et tout ça, la technocratie, plus de liberté, le socialisme nous enserrent, ils essaient de se répandre un peu mais comme ils ne veulent pas des principes catholiques, comme ils ne veulent pas du règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ, comme ils ne veulent pas de principes fermes et définitifs que notre Seigneur établi, de cette vérité catholique de toujours, alors les voilà et ils glissent toujours et ils entraînent avec eux tout ce qu’il y a dans l’état, et maintenant cette maladie est passée dans l’Eglise.
Et c’est venu je crois, M. Ploncard d’Assac le disait d’une manière très juste que le mal qui se fait actuellement dans l’Eglise est venue par une politique depuis un siècle et demie que nous vivons cette politique inspirée de principes maçonniques, de principes libéraux ça finit par pénétrer l’Eglise et maintenant l’Eglise en est pourrie, faut le dire, pourrie, de ces principes là alors maintenant c’est l’Eglise elle-même qui a comme honte d’être catholique ! honte d’être catholique ! et qui veut passer à l’ennemi.
Voyez c’est honteux, on a honte de penser qu’il y a encore un état catholique, on ne peut avoir dans un état ca-tholique un privilège, c’est ce que m’a dit le nonce de Berne il y a 15 jours, il y a 15 jours il m’a dit ça. Il m’a dit, vous comprenez, c’est pas possible, l’Eglise catholique peut pas avoir de privilèges quand même ! des privilèges ! parce que je lui disais mais enfin avec votre schéma de la liberté religieuse, avec votre…, il me critiquait, vous être contre le Concile, vous être contre le Concile, donc vous être contre le pape.
Je lui dit mais bien sûr, je suis contre le Concile, au nom du Concile vous détruisez tous les états catholiques, au nom du Concile, au nom de la liberté religieuse, vous faites supprimer tous les états catholiques et vous demandez que dans les constitutions des états catholiques on supprime le premier article qui est que notre…, que la religion catholique est la seule religion reconnue dans cet état, j’ai dit vous l’avez fait en Colombie.
Vous savez ce qu’il m’a répondu, « mais en Suisse aussi ! » Alors j’ai dit c’est vous qui avez collaboré à la destruction de l’état catholique du Valais ? – oui ! – mais alors j’ai dit qu’est-ce que vous faites de… du Règne social de Notre-Seigneur ? – Il est plus possible, il est plus possible le Règne du Sei-gneur, on peut plus concevoir le règne social de Notre-Seigneur, c’est pas possible.
J’ai dit « mais alors, il peut plus y avoir de règne catholique. – Mais non ! c’est pas possible on peut pas donner de privilèges à l’église catholique. Des privilèges à l’église catholique ? – Alors Notre-Seigneur n’est pas Roi pour vous et qu’est-ce que vous faites de l’encyclique Quas Primas ? – Oh ! Le pape ne l’écrirait plus. »
Voilà ce que m’a dit le nonce il y a 15 jours, or vous savez un nonce c’est, il ne sait rien, il ne dit rien par lui-même, un nonce c’est simplement le… l’appareil télé-phonique qui est au bout du fil qui est à Rome. Ils ne savent rien, ils ne disent rien, qu’ils ne savent de Rome et qui n’entendent à Rome.
Si je l’avais critiqué, parce que je vous dis c’est ce qu’on m’a enseigné à Rome, c’est pas moi qui le dis ce que je vous dis là, c’est à Rome qu’on le dit moi je ne fais que vous répéter ce qu’on me dit de dire à Rome et ce qu’on m’a dit de faire, moi quand on m’a dit qu’il fallait supprimer l’état catholique du Valais, aider à supprimer l’état catholique du Valais, c’est un ordre que j’ai reçu de Rome, moi je suis rien là-dedans. Voilà, voilà les nonces, n’est-ce pas ? Mais c’est affreux quand j’ai entendu ça de mes propres oreilles, il y a 15 jours, plus de règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ, non, non, non, plus de règne social.
Mais alors qu’est-ce que fait l’Eglise ? Pourquoi l’Eglise ? Pourquoi sommes-nous prêtres ? Pourquoi l’Eglise catholique ? – ah mais non maintenant il faut agir sur les individus voyez, il faut agir sur les individus, plus sur les sociétés. Mais si la société peut plus être catholique alors pourquoi faire des individus catholiques qui vont être laïcisés et pourris par un état, par un état maçonnique, un état, un état qui détruira de nouveau la religion. Notre but est tout de même d’arriver à faire que toute la société soit sous le règne de Notre-Seigneur, voyons.
Ah c’est insensé c’est pourquoi ils en veulent tant à l’Espagne et qu’ils finiront par détruire l’Espagne catholique c’est le seul état qui reste encore avec cette constitution dans laquelle il est marqué que l’église catholique est la seule religion d’Etat, ils l’auront, ils l’auront, ils l’ont déjà à peu, près ça viendra. Déjà le pauvre Franco par les pressions de l’Amérique, par les pressions du Saint-Siège, par la pression des évêques, par la pression de la conférence épiscopale, a accordé pratiquement la liberté des cultes, pratiquement, donc pratiquement déjà, je voudrais, dans la pratique, cette phrase n’était plus appliquée, et ça sous l’influence du Saint-Siège, faut pas oublier ça.
Mgr Lefebvre – Conférence aux représentants des Associations Saint-Pie-V & Saint-Pie-X, février 1976