Sermon de Mgr Thomas d’Aquin   :   "Continuons!"

 

Le Puy – 15 mai 2016

 

 Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

 

Excellence, bien chers confrères, bien chers révérends, chers fidèles,

 

Notre-Seigneur a dit que ceux qui L’aiment garderont Sa parole. Qu’est-ce que c’est que la Tradition ? Qu’est-ce que c’est que l’exemple de Mgr Lefebvre ? Sinon celui d’avoir gardé la parole de Notre-Seigneur, dans son enseignement et dans ses actes. Et c’est ça la Tradition. La Tradition, c’est garder, malgré toutes les difficultés, la parole de Notre-Seigneur. Et pour cela, il nous faut les dons du Saint-Esprit, les dons du Saint Esprit par lesquels nous pouvons comprendre ce grand évêque qui, nous en sommes persuadé, sera un jour mis sur les autels. Mgr Marcel Lefebvre nous a montré le chemin, défendre la Foi d’une manière intrépide, sans pareille dans des circonstances jamais vues dans l’histoire de l’Eglise. Pour cela, il lui a fallu un conseil supérieur.  Certainement il a été mu par les dons du Saint-Esprit : le don de Conseil, le don de Force, tous les dons pour pouvoir accomplir ce qu’il a accompli.

 

Et qu’est-ce que nous voulons faire ? Nous voulons continuer de même ce que nous avons reçu de lui. Lui, tout ce qu’il a reçu, il l’a reçu de la Sainte Eglise, il l’a reçu des Papes qui ont condamné les erreurs modernes ; il l'a reçu, il l'a conservé, il l'a illustré, il l'a expliqué, il l'a approfondi.  Et c’est ça que nous voulons continuer.  Nous ne voulons pas autre chose.  Être des fidèles disciples de Mgr Lefebvre, comme lui un fidèle disciple de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

 

Un jour, au Barroux, je n’étais pas présent au parloir mais j’étais présent au monastère, il avait raconté une entrevue, une conversation qu’il avait eue avec le Cardinal Ratzinger (si je ne me trompe) et il a dit au Cardinal : "Pour vous, Notre-Seigneur Jésus-Christ est facultatif. Pour nous, non ! Pour nous, Notre-Seigneur Jésus-Christ est tout."  Et en disant ça, les larmes ont coulé de ses yeux ; les moines ont été très émus, très édifiés. Pour lui, Notre-Seigneur est tout. Aujourd’hui, on veut donner seulement une partie; on veut Lui donner une place mesurée, une place restreinte. Et pour ça, nous disons non. Et aujourd’hui, ce qui se passe dans la Tradition, on veut régulariser la Tradition. La Tradition n’a pas besoin de régularisation : la Tradition est la règle. La Tradition ne se régularise pas. C’est pourquoi nous poursuivons sereinement, étant sûr que nous sommes dans la Vérité ; la Vérité parce que la Tradition, c’est la Vérité.

 

Et si un jour il y a un changement, ce sont eux qui sont à Rome qui viendront à nous et non pas nous qui irons à eux. Au mieux, ils viendront à la Foi que nous défendons, vers la Tradition que nous défendons. Comment cela se fera ? Je ne sais. C’est Dieu qui mène Son Eglise, Dieu qui conduit Son Eglise.  Les solutions viendront d’elles-mêmes au moment où la Foi reviendra de nouveau à Rome. Et c’est pour ça que nous prions ; nous prions pour que la Foi revienne à Rome, la doctrine revienne à Rome. Il n’y a pas de solution à chercher en dehors de ce retour à la Foi catholique. Nous demandons à l’Esprit-Saint Ses dons pour pouvoir continuer dans la lignée de Mgr Lefebvre. Nous remercions de toute notre gratitude Mgr Williamson dont la devise est : « Fidelis inveniatur » « Qu’il soit trouvé fidèle. » Et bien, il a été fidèle. C’est grâce à lui que nous sommes ici, que nous sommes réunis ici. Grâce à Mgr Lefebvre, grâce aussi à Mgr Williamson. Remercions de tout notre cœur d’avoir été fidèle, de continuer fidèlement à transmettre ce qu’il a reçu. C’est ça aussi l’Eglise.

 

On voit cette transmission des apôtres, qui passe par Saint Pie V, par Mgr Lefebvre et arrive jusqu’à nous.

 

Il est dit aujourd’hui, au jour de la Pentecôte, quand les apôtres prêchent, lorsque Saint Pierre commence à prêcher, il convertit trois mille personnes, qui sont baptisées sur le champ, ça c’est l’Eglise catholique qui convertit toutes les nations. Un évêque français qui sauve la situation Eglise, un évêque anglais qui donne suite à cette opération de survie et maintenant qui continue. On continue. Je me rappelle : Mgr Lefebvre finissait souvent ses conférences, ses sermons : "On continue, on continue Jésus-Christ, on continue l’Eglise, on continue les sacrements, on continue les sources de salut."  Ce que nous voulons, c’est seulement ça : le salut pour la gloire de Dieu. Nous voulons travailler pour la gloire de Dieu.  Nous voulons le bien de ceux qui ne sont pas avec nous, nous prions pour eux, nous prions pour leur conversion, nous prions pour leur salut. Mais si nous refusons d’être avec eux, c’est parce que nous pensons qu’ils dévient, qu’ils se trompent en cherchant la régularisation qui va les mener à la ruine, à la ruine. A Campos, il y a une petite région avec des paysans qui au début étaient très contents des accords de Rome parce que on leur avait dit que ce n’était pas des accords, que c’était une reconnaissance : Rome reconnaissait la Tradition, ils étaient heureux. Mais avec le temps, ils ont vu que c’était pas ça. Les paysans qui n’avaient jamais quitté leur région, ne connaissaient même pas Mgr Lefebvre, dont le monde est assez restreint à la région où ils habitent. Ils ont eu du mal à comprendre la situation ; ils ont vu ensuite que ce n’était pas vrai, que Mgr Riffan déviait de la route, que cette soumission à Rome était en train d’entraîner des changements substantiels dans les conseils qu’ils recevaient au confessionnal, dans les conseils qu’ils recevaient sur la crise de l’Eglise. Alors ils ont commencé à devenir inquiets, ils sont venus nous chercher, ils nous ont demandé si nous pouvions faire le lien entre eux et la Fraternité Saint-Pie X pour qu’elle puisse les aider vers les années 2005 à peu près –je ne me souviens pas exactement- mais vers 2005. Et la Fraternité a commencé à les aider. Et puis sont venues ces années qui s’approchent de 2012. Alors, ils ont été troublés : le prêtre qui était là a commencé à parler que la régularisation ne serait pas un accord: un accord, c’est donnant-donnant et la Fraternité ne ferait pas ça. Simplement elle continuerait à recevoir de Rome des choses qui ne changeraient pas. Les fidèles ont alors dit : « Il parle de la même manière que Mgr Riffan ; il parle, il dit les mêmes arguments, il parle de la même manière ». Alors ces commentaires sont revenus à l’oreille des prêtres et le prêtre a appelé un des paysans qui s’appelle Gabriel, un homme très sensé, vrai paysan. Et il dit à Gabriel : « On dit que je parler comme Mgr Riffan ; qu’est-ce que c’est que ça ? C’est pas possible ; comment on peut dire une chose pareille.» Et le paysan, avec beaucoup de bon sens, lui a répondu : " Monsieur l’abbé, je ne connais pas , je ne sais pas quelles sont vos intentions. Mais que vos paroles sont les mêmes que Mgr Riffan disait à son époque, oui, ce sont les mêmes." Donc c’est ça le danger, on voit les mêmes arguments, on voit les mêmes paroles, on voit les mêmes procédés mèneront à la même ruine : la ruine de Campos . Aujourd'hui, à Campos, il y a les deux messes.  Mgr Riffan dit les deux messes. Et pour Mgr Riffan , celui qui refuse systématiquement de dire la nouvelle messe a un esprit schismatique.

 

Et voilà comment on détruit une œuvre qui paraissait être indestructible. Et bien, parce qu’ils n’ont pas eu la piété filiale, piété filiale vis-à-vis de Mgr de Castro-Mayer.  Ils l'ont perdu.

 

Ils ont cru que Mgr de Castro-Mayer était un évêque dépassé. Et bien, c’est Mgr Riffan qui est un évêque dépassé. Il faut garder la piété filiale, il faut garder ceux qui nous ont sauvés, ceux qui nous ont apporté le salut, ceux qui nous ont apporté la doctrine, qui ont donné la clé de la crise actuelle : c’est Mgr Lefebvre et Mgr de Castro-Mayer, Mgr Lefebvre plus que Mgr de Castro-Mayer ; Mgr Lefebvre avait une vision plus haute, plus complète mais il a été énormément aidé par Mgr de Castro-Mayer qu’il a aidé aussi énormément à se positionner mieux dans la crise actuelle. Mgr de Castro-Mayer a beaucoup reçu de Mgr Lefebvre ; c’était de vrais amis. L’amitié, c’est ça : donner à l'autre ce qu’on a de meilleur.  Ils se sont ainsi aidé l’un et l’autre.

 

Et bien c’est ce que nous désirons, nous devons rester unis, les évêques unis et amis, unis dans la fidélité à ce que nous avons reçu de Mgr Lefebvre. « J’ai transmis ce que j’ai reçu » Et c’est notre programme aussi : transmettre ce que nous avons reçu.

 

« Veritatem dilexisti » : cette devise m’a été proposée par Mgr Williamson : « J’ai aimé la Vérité ». C’est le roi David qui dit ça à Dieu dans son psaume Miserere. Et bien, il a écouté la Vérité, Nathan lui a dit la Vérité et ainsi il s’est converti parce qu’il a écouté la Vérité. Et bien, les Papes ont condamné le monde moderne, ils ont dit la Vérité sur le monde moderne ; nous devons les écouter.  Ils ont dit la Vérité sur le libéralisme, ils ont dit que le libéralisme est un péché, donc nous ne devons pas faire ça. Les Papes ont parlé comme Nathan. Et nous sommes nés dans ce monde libéral : il y a toujours quelque chose en nous qui est encore un peu… Nous sommes des fils d’Adam et Ève. Le baptême a effacé le péché originel ; les plaies, les cicatrices qu’il a causées dans notre intelligence, dans notre volonté, dans notre sensibilité sont toujours là. C’est pourquoi nous avons besoin de beaucoup prier, de demander à l’Esprit-Saint qu’Il achève cette œuvre qui a été commencée au baptême, qu’Il nous simplifie et qu’Il nous rende fidèles en tout ; qu’on écoute les Papes, les Papes qui ont condamné le libéralisme et les erreurs modernes, qu’on écoute l’Eglise, l’Eglise catholique, non pas l’église conciliaire. C’est un grand mystère qui se passe devant nous. Écoutons Mgr Lefebvre qui a bien compris, bien analysé, nous a donné la solution.

 

Continuons ! Et bien on continue avec la grâce de Dieu et l’intercession de la Vierge Marie. Ainsi soit-il.

 

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Conférence de Monseigneur Thomas d'Aquin.                   Le 22 mai 2016 à Namur.

Normalisation canonique?

 

Avril 2016

 

Dans une lettre du 19 février, Monsieur l’abbé Franz Schmidberger a exposé les raisons pour lesquelles lui paraît arrivée l'heure de normaliser la situation de la Fraternité Saint-Pie X et, sans doute, des communautés amies.  

Dans les raisons avancées par l’ancien Supérieur Général, nous trouvons le fait que Mgr Lefebvre aurait recherché une régularisation canonique pour sa congrégation. A vrai dire, Mgr Lefebvre recherchait beaucoup plus que cela: il recherchait la survie de l’Eglise. La question canonique a son importance, mais ce que recherchait surtout Mgr Lefebvre, c’était la sauvegarde de la Tradition, sans les entraves par lesquelles les libéraux la paralysent.

Parlant de Mgr Antonio de Castro Mayer, Mgr Lefebvre disait (il me semble que c’était en 1985) qu’il fallait que l'évêque émérite de Campos comprenne qu’il était nécessaire de rentrer dans l’illégalité. Mgr de Castro Mayer, malgré une analyse théologique profonde de la crise actuelle, restait prisonnier d’un légalisme qui le paralysait. Par crainte de l’illégalité, Mgr de Castro Mayer n’ordonna aucun prêtre entre 1981, date où il fut contraint de quitter la charge d’évêque titulaire de Campos, et 1988, date des sacres des quatre évêques de la FSSPX. Mgr Lefebvre avait mieux compris ce que dit Saint Paul: “la lettre tue, mais l’esprit vivifie”. Il avait discerné que le coup de maître de Satan avait été de lancer toute l’Eglise dans la désobéissance à la Tradition, précisément par obéissance; l’obéissance retournée contre sa finalité; le bien au service du mal.

Que Mgr Lefebvre ait, un temps, recherché une solution canonique est évident, mais qu’il ne l’ait pas trouvée est plus évident encore. Et il ne l’a pas trouvée parce qu’elle n’existait pas, et n’existera pas tant que Rome sera occupée par les ennemis de la Royauté universelle de Notre-Seigneur Jésus-Christ. C’est pour cette raison que Mgr Lefebvre sacra quatre évêques en 1988. Il en aurait probablement sacré plus si Mgr de Castro Mayer avait désigné des prêtres pour recevoir l’épiscopat, comme il lui fut proposé par l’intermédiaire de Dom Gérard qui vint au Brésil en 1987, avec la mission de lui faire cette requête.

Mgr Lefebvre pensait que Mgr de Castro Mayer aurait pu refuser d’abandonner sa charge et aurait pu choisir son successeur, luttant ouvertement contre la Rome moderniste, pour préserver son diocèse des erreurs actuelles. C’est ce que Mgr de Castro Mayer fit ensuite, mais dans des conditions plus difficiles, ayant accepté sa démission comme évêque titulaire de Campos.

Certes, Mgr Lefebvre souhaitait une solution canonique, mais une solution qui ne fût pas fausse, mais conforme à la Vérité.

Pour l’abbé Schmidberger, le moment de cette vraie normalisation paraît arrivé, parce que Rome ne parle plus d’accepter Vatican II ni la légitimité du Novus Ordo. Il dit aussi que la Fraternité ne se taira pas au sujet des erreurs modernes.

Ces garanties semblent assez fragiles, car Dom Gérard et Campos disaient aussi qu’aucune limitation ne serait imposée à leur combat anti-moderniste. Ils nous promettaient de continuer le combat et certains allaient même jusqu’à dire que c’était maintenant que le combat allait vraiment commencer, parce qu’ils allaient lutter de l’intérieur même de l’Eglise. Pure illusion, comme les faits le montrèrent. Illusion et fausse doctrine, selon laquelle la Tradition serait hors de l’Eglise.

Mgr Lefebvre voyait bien ces illusions chez Dom Gérard. Tant qu’à Rome règnera le modernisme, tout espoir d’une normalisation véritable sera vain.

L’abbé Schmidberger affirme également que la Résistance a perdu le sens et l’amour de l’Eglise. Nous devrions bien sûr avoir plus de vertu, plus de foi et plus de charité. Nous pouvons cependant dire en notre défense que, dans la Résistance, on étudie Pascendi, le Syllabus, Quanta Cura, Quas Primas, Quadragesimo Anno, etc. Dans la Résistance on lit l’Histoire du catholicisme libéral du Père Emmanuel Barbier. Dans la Résistance, on traduit le livre Pierre m’aimes-tu de Daniel le Roux. Dans la Résistance on publie le Sel de la Terre, on y vénère NN. SS. Lefebvre et de Castro Mayer et leurs oeuvres sont étudiées et expliquées aux fidèles.

Si nous ne faisons pas plus, c’est de notre faute, mais nous faisons quelque chose, et cela, je crois que nous le faisons parce que nous avons le sens et l’amour de l’Eglise.

Si nous manquons d’amour de l’Eglise, que Dieu nous le donne. Si nous l’avons déjà, que Dieu nous le conserve et le fasse croître par l’intercession du Coeur Immaculé et Douloureux de Marie.

 

 

 

+ Thomas d’Aquin OSB

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La véritable Tradition et ses trois évêques.

La Tradition continue !

Déclaration des évêques de la Résistance Catholique

à l'occasion du sacre de Dom Thomas d'Aquin la 19 mars 2 016

 

Notre Seigneur Jésus-Christ nous ayant avertis qu'à sa deuxième venue, la foi aura presque disparu du monde (Le. XVIII, 8), il s'ensuit qu'à partir du triomphe de son Église au Moyen-Age, elle ne pouvait connaître qu'une longue descente jusqu'à la fin du monde. Trois explosions en particulier ont jalonné cette descente: celle du protestantisme qui a refusé l'Église au 16me siècle; celle du libéralisme qui a refusé Jésus-Christ au 18me siècle; et celle du communisme qui a refusé Dieu tout entier au 20me siècle. Mais le pire de tout, c'est lorsque cette Révolution par étapes a réussi enfin à pénétrer jusqu'à l'intérieur de l'Église avec Vatican II (1962-1965). Voulant rapprocher l'Église du monde moderne qui s'était tellement éloigné d'elle, le Pape Paul VI a su faire adopter par les Pères du Concile « les valeurs de deux siècles de culture libérale ». Ils ont assimilé notamment la liberté, l'égalité et la fraternité Révolutionnaires sous la forme respectivement de la liberté religieuse qui en mettant en valeur la dignité humaine implique l'élévation de l'homme au-dessus de Dieu; de la collégialité qui en promouvant la démocratie nivelle et subvertit toute autorité dans l'Église; et de l'œcuménisme qui en louant les fausses religions implique la négation de la divinité de NSJC. Et dans le demi-siècle écoulé depuis la fin de Vatican II, les conséquences mortelles pour l'Église de cette adoption des « valeurs » Révolutionnaires ne sont devenues que de plus en plus évidentes, en culminant dans les scandales gravissimes et presque quotidiens qui souillent le pontificat du Pape régnant.

Pourtant le plus grave de tout au 21me siècle, c'est peut-être cette masse de Catholiques, clercs et laïcs, qui suivent encore docilement les destructeurs. En effet, comment beaucoup de ces destructeurs ne voient-ils pas ce qu'ils font ? Par une “désorientation diabolique” évoquée déjà avant le Concile par Sœur Lucie de Fatima. Et comment beaucoup de laïcs ne voient-ils toujours pas que l'Autorité catholique n'existe que pour établir la Vérité catholique, et dès qu'elle l’a trahie, elle perd son droit à être obéie ? Par la même désorientation. Et en quoi celle-ci consiste-t-elle, au juste ? En la perte de la Vérité, en la perte progressive de tout sens de l'existence même d'une vérité objective, parce qu'on a voulu se libérer de la réalité de Dieu et de ses créatures, pour la remplacer par la fantaisie des hommes, afin de pouvoir en faire à sa tête. Toujours la fausse liberté.

Mais Dieu n'abandonne pas son Église, et donc dans les années 1970 il a suscité Mgr Lefebvre pour lui venir en aide. Celui-ci a su reconnaître que les Papes et ses confrères au Concile quittaient la Tradition de l'Église au nom de la modernité, et que ce faisant, ils finiraient par détruire l'Église. Et alors il a su constituer à l'intérieur de l'Église, comme par miracle, une solide résistance à l'œuvre de destruction, sous la forme d'une Fraternité Sacerdotale qu'il a dédiée à St Pie X, Pape parfaitement clairvoyant quant à la corruption des temps modernes. Or, les Autorités romaines ne supportaient pas que l'on refusât leur supposé “renouveau” Conciliaire, et elles ont tout mis en œuvre pour que cette résistance disparaisse, mais Mgr Lefebvre leur a tenu tête. Pour assurer la survie de son œuvre d'une importance unique pour la défense de la Tradition catholique, en 1988 Mgr Lefebvre a procédé au sacre de quatre évêques, contre la volonté explicite des Autorités romaines fourvoyées, mais en accord implicite avec la volonté des Papes de toute l'histoire de l'Église, sauf des quatre derniers, tous gagnés au Concile. Cette décision héroïque de Mgr Lefebvre a été par la suite amplement justifiée par la décadence ininterrompue des Autorités de l'Église qui n'ont cherché qu'à la faire conformer au siècle pourri. De ces quatre évêques, celui qui parlait espagnol devait s'installer en Amérique du Sud pour s'occuper des fidèles qui voudraient garder la Foi de toujours dans tout ce continent autrefois si catholique, mais où il n'y avait plus d'évêques sûrs pour les mener au Ciel.

Hélas, la décadence n'a pas cessé depuis, mais c'est maintenant la Fraternité St Pie X qui tombe à son tour victime de la pourriture universelle. Lors de son Chapitre Général de 2012, ses chefs, sous leur Supérieur Général, l'ont fait basculer vers le Concile. Au lieu d'insister sur la primauté de la doctrine catholique de toujours, de la Tradition, ils ont ouvert la porte à un accord avec la Rome officielle, vouée au Concile. Et donc depuis 2012, la même désorientation fait son chemin à l'intérieur de la Fraternité, et au moins pour le moment on ne peut plus compter sur ses évêques. C'est bien triste, mais tout à fait normal dans l'état actuel de l'Église et du monde. Donc, encore une fois, il faut sacrer un évêque sûr pour assurer la survie de la Foi de toujours, surtout dans tout un continent d'âmes qui ont besoin d'un vrai pasteur pour se sauver pour l'éternité.

Que Dieu soit avec lui ! Prions la Très Sainte Vierge pour qu'elle le garde sous son manteau, fidèle jusqu'à la mort.

 

Mgr Richard WILLIAMSON

Mgr Jean-Michel FAURE

Mgr Thomas d’Aquin

 

 

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Déclaration des évêques de la Résistance Catholique à l'occasion du sacre de Dom Thomas d'Aquin (19 mars 2 016)
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Entretien avec le RP Thomas d'Aquin

 

Aller à Rome ? Seulement si c’est pour demander si les autorités romaines acceptent Quanta cura, le Syllabus, Pascendi, etc. mais je crois que, pour l’instant, la réponse a déjà été donnée et elle est négative.

 

 Version originale sur Non Possumus .Traduction française réalisée pour le blog Reconquista

 

 

Mon Révérend Père : pourquoi y-a-t-il besoin d’un autre évêque pour la Résistance ? L’état de nécessité dans l’Eglise perdure-t-il ? Les évêques de la Fraternité ne suffisent-ils pas à l’Eglise ?

 

L'Église a besoin des évêques, Notre Seigneur l’a voulu ainsi. Ensuite, la Tradition a besoin d’évêques. Le travail de Mgr Williamson depuis 1988 est énorme. L’aide qu’apporte Mgr Faure est indispensable et un troisième évêque n’est pas de trop… La Tradition a compté jusqu’à 7 évêques quand Mgr Lazo, des Philippines, est revenu à la Tradition, avant la mort de NN.SS. Lefebvre et de Castro Mayer. La Résistance n’est rien d’autre que la Tradition qui continue.

 

Certains disent que votre sacre épiscopal sera un acte schismatique. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?

 

De même que les sacres de 1988 n’ont pas été un acte schismatique, le nouveau sacre le sera tout autant. La raison des premiers est aussi celle des suivants, c’est-à-dire le fait que Rome ne veut pas revenir à la Tradition.

 

Evidemment, tant cette nouvelle consécration que celle de Mgr Faure pourront être critiquées, mais, pour qui considère attentivement les raisons avancées, il s’agit bien de consécrations qui ont le même motif que celles de 1988 : le constat que la chaire de Saint Pierre est occupée par des ennemis de NSJC. C’est un constat douloureux, mais c’est un constat objectif. Le refuser est faire preuve d’irréalisme, accusation faite par Mgr Fellay à ses trois frères dans l’épiscopat : NN. SS. Williamson, Tissier de Mallerais et de Galarreta.

 

Cette nouvelle consécration épiscopale n’a pas d’autres motifs que ceux qui firent agir Mgr Lefebvre, ni plus, ni moins. La seule différence est dans les circonstances particulières de la situation des autorités de la FSSPX, mais en ce qui concerne Rome et la crise, les raisons sont les mêmes à tout point de vue.

 

Mon Père, l’année dernière, à l’occasion de la consécration de Mgr Faure, la FSSPX a dit que la résistance est sédévacantiste, et que cela est prouvé par le sacre d’évêques sans permission des autorités romaines. Quelle est votre réponse à ces accusations ?

 

De même que Mgr Lefebvre n’était pas sédévacantiste, la résistance ne l’est pas non plus, bien qu’il y ait dans son sein, comme il y en a toujours eu dans la Fraternité, des sympathisants de cette thèse.

 

Mon Père, quelle est votre position à ce sujet ?

 

Je pense que la position de Mgr Lefebvre à ce sujet est la plus raisonnable et la plus prudente. Le pape ne peut user de son autorité pour détruire l’Eglise ; en cela nous ne pouvons donc lui obéir. Nous nous refusons à prendre part à la destruction de l’Eglise. Quant à trancher si le pape a perdu son office du fait de cette œuvre de destruction, c’est une question disputée. Nous n’avons pas les prémisses pour arriver à une conclusion absolument indubitable. Dans le doute, il est donc plus prudent de ne pas affirmer que le siège est vacant et de le considérer comme pape.

 

Il y a un an, nous demandions à Mgr Faure ce qu’il ferait s’il était invité au Vatican par le pape François. Nous vous posons maintenant la même question : iriez-vous ? Que diriez-vous au pape François ?

 

Aller à Rome ? Seulement si c’est pour demander si les autorités romaines acceptent Quanta cura, le Syllabus, Pascendi, etc. mais je crois que, pour l’instant, la réponse a déjà été donnée et elle est négative.

 

Le professeur Carlos Nougué a publié un bref article sur votre vie, dans lequel il mentionne les pressions des autorités de la FSSPX lorsque vous avez refusé de chanter le Te Deum en action de grâce du Motu Proprio Summorum Pontificum (Juillet 2007). Pouvez-vous nous en dire plus sur cet épisode et sur d’autres occasions dans lesquelles vous avez reçu des pressions des supérieurs de la FSSPX ?

 

Ce qui s’est passé quand Mgr de Galarreta est venu ici, pour me suggérer de quitter le monastère, est bien complexe, et bien des facteurs entrent en jeu. Seul Mgr de Galarreta pourrait dire exactement toutes les raisons qui l’ont poussé à me donner un tel conseil. La question doctrinale y est peut-être liée, mais ce n’est pas certain, car Mgr de Galarreta était, en principe, opposé aux accords. Quoiqu’il en soit, la liberté et la juste indépendance du monastère inquiétaient Mgr Fellay. Mgr de Galarreta donna comme argument les vocations pour le monastère, car tant que je serais prieur de Santa Cruz, mes confrères du Brésil n'enverraient pas de vocations chez nous.

 

Mon révérend père, votre expérience au Barroux vous a-t-elle aidé à renforcer votre opposition à la dérive ralliée ou accordiste de la FSSPX ?

 

Oui, il y a une similitude entre l’admiration de Dom Gérard pour le cardinal Ratzinger et l’admiration, ou au moins l’estime, de Mgr Fellay pour Benoît XVI.

 

Dom Gérard disait que Mgr Lefebvre restait aigri dans son coin en refusant d’entrer en contact avec les représentants romains, et que le cardinal Ratzinger était un homme avec lequel il était possible de négocier. Dom Gérard ne connaissait pas le cardinal et n’a pas voulu profiter de l’expérience de Mgr Lefebvre. Je pense que Mgr Fellay a commis la même erreur. Les conseils et observations des anciens sont fondamentaux dans la vie. Saint Thomas, en parlant de la docilité, signale cette disposition de l’âme que nous devons avoir vis-à-vis des anciens. Cela vaut la peine de lire l’article 3 de la question 49 de la IIa IIae. C’est très instructif. Dom Gérard n’a pas pris en compte les avis et avertissements de Mgr Lefebvre. Je pense que Mgr Fellay, lui aussi, aurait agi de manière bien différente s’il les avait médités. Il faudrait toute une étude sur l’attitude de Rome avec Dom Gérard et avec Mgr Fellay. Je pense que la prudence de Mgr Lefebvre a manqué à chacun d’entre eux.

 

Pourriez-vous nous raconter comment s’est produit la rupture entre votre monastère et la Fraternité en 2012 ?

 

La séparation a été progressive, due à plus d’un incident. Mais ce fut en 2012, quand tant moi que le frère Arsenius avons écrit sur les accords, et surtout quand Mgr Williamson vint visiter notre monastère et reçut tout notre appui, que la rupture se produisit.

Nous conservons néanmoins de bonnes relations avec certains membres de la FSSPX qui voient le problème, mais pensent qu’il est mieux de rester dans la Fraternité pour l’instant.

 

Mon Père, vous avez connu Mgr Lefebvre. Pouvez-vous nous parler un peu de lui ?

 

Mgr Lefebvre possédait la force et la tranquillité de ceux qui sont sûrs du bien-fondé de leur action, et cela uni à une grande disponibilité pour les âmes. Sa tranquillité venait de la solidité de sa Foi et de son bon sens. La certitude engendre le calme. Mais la certitude de la Foi est supérieure à toutes les autres. De là venait cette extraordinaire tranquillité dont faisait preuve Mgr Lefebvre en toute occasion. Lui, était un véritable évêque, comme le décrit Saint Paul, qui agissait en sorte de sauver sa propre âme et celle de ceux qui écoutaient ses paroles et ses conseils. Sa devise résume bien sa personne et son action : Credidimus Caritati

 

Comment expliqueriez-vous le changement qui s’est opéré dans la FSSPX au sujet de la possibilité d’un accord pratique avec Rome, et que pensez-vous de l’avenir de la FSSPX ?

 

Je pense qu’il y a des membres de la Fraternité qui veulent un accord et qui travaillent dans ce sens depuis de nombreuses années.

 

C’est sans doute pour éviter à la FSSPX une rupture interne que NN.SS. Tissier et de Galarreta ont accepté le changement de ce qui avait été décidé au Chapitre Général de 2006.

 

L’avenir de la Fraternité, Dieu seul le connait. Je prie pour qu’elle revienne à sa première ferveur, mais une marche arrière sera difficile.

 

Ne vivant pas avec les membres de la FSSPX, il m’est difficile de donner une opinion argumentée. D’après ce que je lis et entends, je crois que la Fraternité essaye de maintenir un équilibre un peu instable entre la légalité et la fidélité. Ils lutteront sur un terrain choisi par l’adversaire ; d’un point de vue tactique, ce n’est pas très intelligent. La liberté de prêcher contre les erreurs romaines va être (elle l’est déjà) paralysée. De plus, Mgr Fellay semble penser différemment de Mgr Lefebvre, bien que lui-même le nie. Cela est mortel pour la FSSPX.

 

Mon Révérend Père, peut-on parler de véritable libéralisme dans la FSSPX, ou cela est-il une exagération ?

 

On ne peut éviter un certain libéralisme en s’approchant de Rome.

 

Mon Père, comment définiriez-vous la Résistance, et comment voyez-vous son avenir ?

 

Je définirais la Résistance comme la fidélité à NN.SS. Lefebvre et de Castro Mayer. La résistance est la Tradition, ou la partie la plus saine de la Tradition, ou bien, du moins, la partie de la Tradition qui rejette le plus clairement l’idée d’un accord pratique sans la conversion préalable de Rome.

 

L’avenir de la résistance est dans la fidélité aux enseignements de NN.SS. Lefebvre et de Castro Mayer, c’est-à-dire les enseignements du Magistère infaillible de l’Eglise. Grâce à Dieu, nous avons NN. SS. Williamson et Faure avec nous, car ils ont été choisis par Mgr Lefebvre et ils en furent toujours les fidèles disciples.

 

Quelles seront vos priorités en tant qu’évêque ?

 

Donner les sacrements et assurer la prédication de la Foi.

 

Quelle sera la devise de votre blason et l’explication de ce dernier ?

 

La devise sera « Veritatem Dilexisti », tirée du Psaume 50. Le blason est le revers de la médaille miraculeuse, avec les douze étoiles (les douze articles du Credo et les 12 apôtres), la croix, le « M » de Marie et les saints cœurs de Jésus et de Marie.

 

Le Brésil prit d’abord pour nom « terre de la Sainte Croix ». C’est aussi le nom de notre monastère.

 

Au XIXe siècle, notre congrégation fut consacrée par notre fondateur, le R.P. Jean Baptiste Muard, aux Saints Cœurs de Jésus et de Marie.

 

Pour finir, mon révérend Père, voudriez-vous donner un message aux fidèles de la Tradition, et particulièrement de la Résistance ?

 

Un message ? Qu’ils étudient les œuvres de Mgr Lefebvre et tirent des leçons de son exemple. Mgr Lefebvre, c’est le Père Le Floch ; le Père Le Floch, c’est le Magistère : c’est l’amour du Magistère de l’Eglise. C’est seulement de cette manière que l’on pourra vaincre le libéralisme et le modernisme.

 

En plus, qu’ils lisent et se procurent les grands auteurs antilibéraux, surtout ceux qui ont le mieux compris les erreurs du monde moderne, comme Mgr de Castro Mayer, Mgr Williamson et aussi Mgr Tissier, qui expose avec précision l’étrange théologie de Benoît XVI(Editions du Sel, février 2012) et qui nous a donné la biographie de Mgr Lefebvre ; sans oublier les anciens auteurs, dont la liste serait trop grande. Rappelons seulement Mgr Vital, le grand évêque brésilien ami de Mgr de Ségur, qui combattit vigoureusement la maçonnerie, et qui, pour cette raison, fut emprisonné et peut être empoisonné, car il mourut peu après sa libération de prison, de graves problèmes digestifs. Rappelons aussi le cardinal Pie, et, pour les Brésiliens, Gustave Corção, dont le livre, le Siècle de l’enfer, devrait être connu de tous. Corção comprit bien le mal du siècle : le mensonge, et il disait que le XXe siècle pourrait être appelé le siècle du mensonge. Le remède à ce mal est son contraire : « Veritatem Dilexisti ».

 

Cher Père, nous remercions du fond du cœur Dieu, sa Sainte Mère, saint Joseph Protecteur de l’Eglise et Saint Benoît, pour la grande grâce qu’est pour la résistance votre sacre. Nous demandons à Dieu qu’Il vous donne un épiscopat très fécond. Nous vous remercions d’avoir accepté une charge si pesante, et NN.SS. Williamson et Faure de vous consacrer comme successeur des apôtres.

 

Deo Gratias !

 

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Les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre la Tradition Catholique.

 

Entrevue avec Mgr Faure

En espagnol (non sous titré pour le moment)

Pèlerinage de Rocamadour 2015 :

Messe solennelle avec Mgr Faure.

Sermon de la Pentecôte 2015

Rocamadour


Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, Ainsi soit-il.

Chers Messieurs les abbés, cher père, bien chers fidèles,

Nous chantons dans cette journée de Pentecôte, envoyez nous votre Esprit Seigneur, le Saint Esprit, la troisième personne de la Sainte Trinité et vous renouvellerez, vous restaurerez la face de la terre et surtout aujourd'hui votre Sainte Église que l'ennemi de la foi a infiltré et a investi. Ces hommes de l'Église conciliaire ne croient plus au règne social de Notre seigneur Jésus-Christ pour eux cela appartient au passé, ce n'est plus pour eux le premier principe de la civilisation de la société et c'est à cause de cette apostasie ecclésiastique que nous courrons vers le désastre, vers le catholicisme libéral qui s'est emparé de tous les leviers de commande de tous les postes d'autorité à Rome et même dans l'Église.
Même le cardinal Muller, le préfet de la Congrégation de la Doctrine de la Foi a écrit un livre avec l'inventeur de la théologie de la libération, le père Guttierez de Lima au Pérou. Donc un livre sur la théologie de la libération, libération marxiste qui fait des ravages en Amérique latine, qui s'étend partout au Brésil et le même cardinal nie que la Sainte Vierge soit demeurer vierge après la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ et pourtant le site officiel du district de France de la FSSPX "la Porte latine" a publié il y a peu de temps le 6 octobre 2014 le document d'un prêtre italien Dom Pio Pace qui affirme les contacts entre le supérieur de la FSSPX et les bureaux romains en charge de la FSSPX n'ont jamais atteint un tel  niveau de cordialité et dans les communiqués qui ont été issus à la suite de cet entretien de Mgr Fellay et de ses deux assistants et bien on a aussi dit que ces entretiens avaient été très cordiaux.
Et cela est la suite logique de la déclaration doctrinale de Mgr Fellay d'avril 2012 qui n'a jamais été rétracté et qui constitue le préambule de la réintégration de la Fraternité de sa reconnaissance canonique par les autorités romaines et dans cette déclaration, eh bien on acceptait, on reconnaissait la conformité du concile Vatican II avec la Tradition bis-millénaire de l'Église. Alors qu'en réalité Mgr Lefebvre nous l'a répété sans cesse, ce concile est la contradiction d'un bout à l'autre de la Tradition de l'Église de la Foi. On est bien loin des 95% qui serait acceptable selon Mgr Fellay, tout cela est confirmé par le cardinal Muller préfet de la Congrégation le 23 septembre, c'était hier, 23 septembre 2014. Le communiqué dit lors de cet entretien extrêmement cordial avec Mgr Fellay et ses deux assistants, le communiqué donc dit les deux parties ont convenues de procéder par paliers dans un délai raisonnable vers le dépassement des difficultés qui demeurent et cela dans la perspective désirée d'une pleine réconciliation et ils n'ont pas perdus de temps.
Le premier palier, donc ça était convenu, il y a donc eu un accord pour que cela se réalise, la première étape, eh bien un cardinal et des évêques œcuméniques ont visités les séminaires de la Fraternité histoire de nous habituer aux entrevues avec les prélats romains, ces évêques qui sont conciliaires, qui sont œcuméniques. 
Le deuxième palier vers la réintégration, la pleine réconciliation et bien  c'est en Argentine, le cardinal de Buenos Aires, le cardinal Poli reconnaît que la Fraternité est catholique qu'elle appartient à l'Église catholique conciliaire. Ce n'est pas une mesure administrative, seulement,  ça peut l'être pour le gouvernement Argentin mais pas pour le cardinal. Le cardinal a pris une décision doctrinale et canonique. Or si la Fraternité est reconnue catholique à Buenos Aires, eh bien, elle est forcément aussi à Paris et à Rome. Alors on dit qu'on a rien signé, mais il a bien fallu écrire au cardinal pour formuler cette demande de reconnaissance catholique. En général toutes les lettres sont signées. D'ailleurs cette reconnaissance à Buenos Aires, on dit que le cardinal de Buenos Aires est en réalité l'évêque auxiliaire à Buenos aires. Mais que celui qui garde la haute main sur la marche des affaires, eh bien, c'est en réalité son prédécesseur. Qui est aujourd'hui le pape François. Il est évident que si le cardinal à Buenos Aires avait pris cette mesure, eh bien, il aurait été attaqué immédiatement par tous ses confrères qui l'auraient traités de crypto Lefebvriste et c'est le péché contre le Saint Esprit pour eux n'est ce pas et c'est une chose très grave. Donc il est évident que le cardinal ne peut dire que la vérité, que lui n'a fait qu'obéir, obéir à la nonciature, et obéir à son prédécesseur. 
Donc c'est toujours la même histoire, le grand plan du cardinal Ratzinger depuis 20 ans, réintégrer les intégristes pour les désintégrer et ça toujours était la même méthode et elle a portée des fruits en effet par ces promesses jamais tenus le cardinal Ratzinger et le cardinal Castrillos Hoyos ont réussis à convaincre une quinzaine de groupes importants et le diocèse de campos de faire un accord signé ou pas signé avec Rome et les résultats sont catastrophiques ceux sont des milliers de fidèles de la Tradition qui ont été ainsi placés sur une voie de garage et qui  sont condamnés au silence, alors on leurs a accordé la messe. Mais comme dit Mgr Lefebvre, la Doctrine catholique est plus importante que les sacrements que la messe même. 
Alors tous ces fidèles tous ces prêtres disent la  messe de saint Pie V, mais n'ont plus le droit d'ouvrir la bouche en ce qui concerne la critique de la nouvelle religion, du concile, de la nouvelle messe. Et donc ça, eh bien, c'est le précipice, ça c'est livré ces fidèles aux loups déguisés en agneaux couverts de peaux de brebis. Alors c'est le devoir de vos pasteurs d'éviter que les brebis, le troupeaux à eux confier par Dieu ne suivent dans le  chemin du précipice qui mène au précipice, à la perte de la foi, à l'apostasie comme nous l'a dit et rappelé tant de fois Mgr Lefebvre. Cela est très grave. Alors on a expliqué aux prêtres, les supérieurs expliquent aux prêtres que nous nous trouvons dans une situation anormale, nous sommes, nous avons une anormalité canonique et l'abbé Pfluger d'ailleurs disait, bon, oui c'est vrai à Rome ils ont des torts, mais enfin nous aussi nous avons des torts, car du point de vue canonique nous sommes pas en règle, donc on est , nous sommes sur un pied d'égalité. L'autorité qui est infidèle à sa mission et à la foi. La défense de la foi. Et c'est ce qui se passe. Ces groupes ont cessés de confesser la foi. Car la confession de la foi exige qu'on condamne les erreurs qui menacent les fidèles, qui menacent les prêtres. Et c'est ainsi que plusieurs des prêtres qui ont quittés récemment la Fraternité, parce que, bon on leurs a dit qu'ils sont dans une situation anormale et bien ils ont régularisés, ils ont normalisés leur situation et ils sont partis dans les diocèses. Et ceux sont des prêtres a qui comme par hasard on avait confié des responsabilités, ceux sont des prieurs. Par exemple le prieur de Montpellier, le prieur de Lille. Et quand on commence à céder, eh bien, on est sur une pente, et on ne s'arrête pas toujours. C'est le cas en particulier du prieur de Lille et aujourd'hui il est prêt à dire la nouvelle messe, il l'a dit, à donner la communion dans la main etc. etc. et puis à abandonner la soutane.
Évidemment certains évêques astucieux profitent de cette situation pour récupérer ces prêtres, comme dans le diocèse de Toulon ou nous avons déjà quatre prêtres de la Fraternité. Évidemment aujourd'hui on construit beaucoup de mosquées en France, mais chaque jour ce sont des dizaines d'églises qui sont fermées et abandonnées et ils n'ont plus de prêtres. Donc si les prêtres de la Fraternité viennent, eh bien, ils seront les bienvenus, n'est ce pas. Et c'est ainsi donc que aussi bien à droite qu'à gauche, eh bien des prêtres quittent la Fraternité. Les uns pour ne pas collaborer à la trahison qui a lieu dans la Fraternité. Deux prêtres anglophone, en Angleterre et de l'autre côté à gauche, eh bien, le chiffre, le nombre des prêtres qui abandonnent la Fraternité pour rejoindre les diocèses ou la Fraternité St Pierre et de plus plus importante. Pourquoi! Parce que on ne leur donne plus de convictions on ne leur explique pourquoi nous sommes obligés de rester dans notre attitude de fidélité à la  Tradition, même si elle comporte l'inéluctable difficulté avec les autorités de l'Église conciliaire.
Alors autres exemples, dans le diocèse de Campos au Brésil qui était magnifique du temps de Dom Castro Mayer, de Mgr de Castro Mayer qui a était le grand ami et l'allié, les deux témoins de la foi avec Mgr Lefebvre. Eh bien, le successeur de Mgr de Castro Mayer, Mgr Rifan qui avait été longuement applaudi lors d'un pèlerinage de Chartres de la Fraternité, eh bien, lui et ses  vingt cinq prêtres sont passés à la soi disant obéissance de Rome. Donc ils ont livrés des quantités d'églises, il y avait des communautés religieuses, des hôpitaux, des écoles. C'était magnifique. Eh bien tout cela est passé sous l'autorité du Vatican. Et aujourd'hui on peut voir sur leur site, sur internet, une litanie au pape François:"Toi François qui a dit ceci, Toi François qui a dit cela, qui a fait ... voila ou on arrive. C'est notre devoir de mettre les fidèles en garde et les prêtres. Il ne s'agit pas de juger les personnes, les intentions sont sûrement bonnes, n'est ce pas, mais elles sont catastrophiques, meurtrières. C'est  une illusion, une illusion mortelle. Donc sous le faux prétexte, le prétexte d'éviter soi disant une attitude schismatique, eh bien, on est prêt à suivre ceux qui sont dans l'hérésie. Il ne s'agit pas évidemment pas de... Mgr Lefebvre nous a bien mis en garde contre tout esprit schismatique.
Mais nous avons le devoir ferme de défendre notre foi. Donc Mgr Lefebvre pendant vingt ans jusqu'aux consécrations nous a expliqué le problème et 98% des fidèles l'ont compris et approuvés les consécrations de 1988. Et il n'y a eu qu'une quinzaine de prêtres de la Fraternité qui sont passés à la St Pierre qui ont fondés la St Pierre, dont l'abbé Bisig qui avait été nommé supérieur du séminaire d'Allemagne. Tout ces prêtres qui ont une tendance accordiste ont peu dire ont été nommés à des postes importants. Aujourd'hui la plupart des supérieurs de la Fraternité, de districts etc. sont dans ce cas. Beaucoup de prieurs aussi. Comme ça c'est un travail de longue haleine qui a pris  quinze ans, avec des positions de plus en plus indulgentes vis à vis des graves scandales qui ont lieu à Rome et dans l'Église conciliaire. On est très discret aujourd'hui à ce sujet là. 
Donc nous devons redire sans cesse et méditer tous les écrits de Mgr Lefevre et y rester fidèle. La situation n'a pas changée elle a beaucoup empirée. Donc tous cela est très important, nous devons le faire nôtre, être fidèle. Le ciel nous a envoyé un saint évêque pour nous guider, pour nous donner les principes d'action dans cette apostasie générale. Si nous ne maintenons pas dans la fidélité à ces principes, nous sommes perdus, nous finirons comme les autres, par nous laisser gagner par ce catholicisme libéral qui fait la guerre à l'Église depuis la révolution Française qui a été condamné par tous les papes jusqu'au concile Vatican II et maintenant fait  exactement le contraire. Tous ce qui a été condamné et justifié et tous ce qui a été enseigné jusqu'au cela aujourd'hui est contredit. On ne peut pas être d'accord avec les deux, il est faux... il n'y a pas de continuité entre les uns et les autres, il y a une opposition, donc c'est une illusion totale de croire que nous sommes dans une situation anormale, n'est ce pas. C'est un peu comme si un journaliste avait pu faire une entrevue aux naufragés du Titanic et leurs dire qu'on est en train de, Monsieur, ne trouvez vous pas que vous êtes dans une situation anormale dans une barque au milieu de l'océan comme ça, non non il faut normaliser votre situation, remonter dans le bateau. La situation  est anormale à Rome, c'est une situation jamais vue, jamais vue qu'on a jamais vue qu'une suite de successeurs de Pierre enseigne l'hérésie, enseigne ce que leurs prédécesseurs ont condamnés. Deux cent cinquante papes nous ont maintenus, et nous ont transmis, c'est la Tradition, la doctrine de la foi catholique. Aujourd'hui on accepte une direction diamétralement opposée, on dit le contraire. Par exemple cette liberté religieuse selon laquelle on pourrait se sauver dans n'importe quelle religion que toutes les religions ont des valeurs de salut. Qu'est ce qu'en pense Notre seigneur? Il nous a transmis la doctrine du Père Éternel. 
Eh bien il nous dit ceux qui croiront seront sauvés, ceux qui ne croiront pas seront condamnés. Voilà il n'y a que la vérité qui sauve, que Notre Seigneur Jésus Christ. a l'entendre le pape François dit peut-être, espérons sans trop y penser dans une entrevue au journal italien, pour  moi un Dieu catholique n'existe pas. Qu'est ce que ça veut dire? que le Dieu auquel il croit, c'est un Dieu œcuménique, c'est le dieu de toute les religions, ça c'est le Dieu des francs maçons. Ou quand il nous dit que il espère que le synode de la famille va autoriser, c'est à dire obliger les prêtre à donner la communion aux pécheurs publics aux adultères publics aux divorcés remariés aux homosexuels, alors où va t-on? n'est ce pas. Ce sont des choses inédites qu'on jamais vu ça  dans les deux mille ans de l'histoire de l'Église. Donc nous nous trouvons bien dans l'apostasie générale dont parlait saint Paul qui est un signe précurseur de la fin des temps.
Alors les autorités de l'Église nous disent, oui mais Notre Seigneur a dit je serai avec vous jusqu'à la fin des temps. Et donc ils prétendent se valoir de cette promesse pour nous obliger à suivre une religion nouvelle qui n'est plus la religion catholique. Mgr Lefebvre, nous le répétait sans cesse. Mais non Notre Seigneur est avec ceux qui lui sont fidèles, avec ceux qui gardent ces paroles, ces paroles qui ne sont pas adultérées. Le Ciel et la Terre passeront, mais mes paroles , c'est à dire ma Doctrine ne passeront pas, ne seront pas adultérées. Eh bien, c'est donc le Saint Esprit qui nous donne avec les dons de conseil, dons d'intelligence, dons de force de comprendre cela et de rester fidèle à Notre Seigneur et à l'Église de toujours, aux 250 papes qui ont gardés la foi catholique et qui nous l'ont transmise. Être fidèle à tous les saints, les saints sont les grands exemples qui nous montrent à quel point le Saint Esprit nous transforme. Et fait réellement de ces saints d'autres Dieux, d'une certaine façon des Fils de Dieu. C'est dans l'écriture:"Vous serez comme des Dieux". Ils sont tellement fidèles à Dieu. Ils ont une foi si profonde qu'ils se transforment et qu'ils deviennent vraiment, ils sont à l'image de Dieu. Et Dieu les confirme leur doctrine et leur sainteté par de nombreux miracles que seul Dieu peut faire. Or aujourd'hui où sont les saints? Eh bien les saints ont disparus. Ils ont disparus parce que la foi a disparue. Si vous m'aimez, vous garderez mes paroles, c'est à dire vous garderez mes commandements. Mais le  premier commandement c'est de garder la Foi dans les paroles de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Le Saint Esprit qu'ont reçus les enfants hier au monastère d'Avrillé et que nous recevons en particulier en cette fête de la Pentecôte nous purifie du péché en premier lieu. c'est l'Esprit Saint qui a créé l'âme humaine par son esprit Dieu a fait toute chose. Vous aimez tous les êtres que vous avez faits, vous ne haïssez rien de ce que vous avez fait et il convient donc que ce soit l'Esprit Saint qui refasse le cœur des hommes détruit par le péché. Envoyez votre Esprit et les êtres seront créés, seront renouvelés, vous renouvellerez la face de la terre. Tous les péchés sont remis par l'amour de Dieu. Notre Seigneur dit à Marie Madeleine, de Marie Madeleine, ses nombreux péchés lui sont remis parce qu'elle a beaucoup aimée. L'amour couvre toute les fautes. L'amour couvre la multitude des péchés comme nous dit saint Pierre.
En second lieu, l'Esprit Saint illumine notre intelligence. Notre Seigneur nous a dit le Consolateur, le Saint Esprit peut le faire, enverra en son nom, vous enseignera toute chose et vous rappellera tous ce que je vous ai dit. Le saint Esprit n'a pas de nouvelle doctrine de nouvelle religion, un nouvel évangile. Il ne fait que nous rappeler et nous faire comprendre, nous expliquer tous que Notre Seigneur nous a dit. Il prendra de ce qui est à moi a dit Notre Seigneur. Le Saint Esprit c'est l'Esprit de Notre Seigneur. Je ne vous laisserez pas orphelin, voilà, je reviendrai. Il revient, Il revient dans la Sainte Eucharistie, Il revient aussi dans son Esprit, avec son Esprit dans nos âmes, dans nos cœurs. 
En troisième lieu le saint Esprit nous aide à garder les commandements de Dieu, personne ne pourrait garder les commandements de Dieu, s'il n'aimait pas dieu. Si quelqu'un m'aime il gardera ma parole, mes commandements. Déjà le prophète Ézéchiel disait je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai au dedans de vous un esprit nouveau et j'ôterai de votre chair le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair et je mettrai au dedans de vous mon esprit et je vous ferai marcher selon mes préceptes et vous observerez mes lois et vous les pratiquerez.
En quatrième  lieu l'esprit Saint affirme notre espérance de la vie éternelle dont il est le gage. Saint Paul nous dit vous avez été marqué du sceau de l' Esprit Saint qui est le gage de notre héritage et par le Saint Esprit nous sommes les fils de Dieu, les amis de Dieu, mais véritablement vous n'avez pas reçu un esprit  de servitude pour retomber dans la crainte, mais vous avez reçu un esprit de fils adoptif qui nous fait crier Abba père nous dit saint Paul. En effet l'Esprit en personne témoigne à notre esprit que nous sommes les fils de Dieu. Parce que vous êtes fils de Dieu, Dieu a envoyé dans vos cœurs l'Esprit de son fils qui crie Abba, père.
En cinquième lieu le Saint-Esprit nous conseille dans nos doutes , nous apprends quel est la volonté de Dieu. Qui a des oreilles entende ce que dit l'Esprit aux Églises et le Prophète Isaïe dit je l'écouterai comme un maître. Les dons du Saint-Esprit nous l'avons vus sont une perfection des vertus que nous avons reçus avec le baptême et que nous pratiquons. Aujourd’hui il y a une vertu dont parle saint Thomas "la Gnomé" c'est une partie de la vertu de prudence mais qui est utile dans les cas extrêmes. Cas extrêmes par exemple , prenons un exemple donc un officier du Titanic la nuit de la collision, le capitaine qui était certainement un homme, un très bon administrateur etc... mais enfin qui avait été imprudent étant allé dormir dans sa cabine. Cet officier aurait dû réduire la vitesse du bateau, il savait qu'il y avait des icebergs, donc il faisait courir un danger mortel à tous les passagers. Eh bien voilà, il a manqué de cette vertu de discernement, dans une situation grave ou extraordinaire, les règles habituelles ne jouent plus, il faut prendre des décisions conforme a la volonté de Dieu. Le Saint-Esprit nous les indique et agir en conséquence eh bien c'est exactement notre cas aujourd'hui. L'autorité et la vérité dans l’Église ont toujours étaient unis. Depuis le Concile Vatican II il y a un divorce entre l'autorité et la vérité entre l'autorité et la foi. L'autorité nous accuse de désobéir, mais en réalité nous nous obéissons à Dieu nous obéissons à  la Foi, à la doctrine de la Foi, à deux cent  cinquante papes comme le disait Mgr Lefebvre. Évidemment c'est une structure anormale, apparemment nous désobéissons mais en réalité c'est notre devoir. La barque de Pierre comme dit le pape Benoît XVI fait eau de toute part, le bateau coule, nous devons nous réfugier dans un canot de sauvetage et c'est ce qu'était la FSSPX. Il est normal que nous nous trouvions dans ce canot de sauvetage même si apparemment nous devrions être encore dans le bateau. Voilà les grâces urgentes dont nous avons besoin chaque jour pour comprendre cela. évidemment il faut les demander à la Très Sainte Vierge, c'est par elle que nous recevons le Saint-Esprit, c'est par elle que les saints Apôtres ont reçus le Saint-Esprit. Et l'histoire de notre salut a commencée lorsque la Sainte Vierge Marie a reçue le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit viendra en vous et vous concevrez un fils. Et c'est grâce à ce fait que elle selon la prophétie de la Genèse a écrasée la tête de notre ennemi, le diable, par son humilité et par sa  fidélité au Saint-Esprit.

Ainsi-soit-il.


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"Enjeux et remèdes à la crise de l'Eglise"

Conférence de Mgr Faure le 27 mai 2015 à Angers


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Conférence de SE Mgr Faure à Namur

le dimanche 17 mai 2015

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Conférence et réponses aux questions . Mgr Faure à Namur le 17 mai 2015
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Entretien avec M. l'abbé Faure (septembre 2013)

 

Visite de Mgr Faure à Joao Monlevade (12 avril 2015)