Entretien avec Mgr Williamson

 

 

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Des Infidèles Rabides


Lorsque l’Europe avait la Foi, elle pouvait battre les hordes de musulmans, mais maintenant ? – c’est la débandade.

Alors que les restes chancelants de la chrétienté font face aujourd’hui à une invasion musulmane organisée par les ennemis millénaires de Dieu, invasion rendue possible par les misérables politiciens des nations de l’Ouest et les vilains médias, il est bien de se remémorer combien souvent par le passé la chrétienté fut menacée par de telles invasions, et comment elle se défendait en se tournant vers Dieu. A la fin de l’été 1683, une immense armée musulmane de quelque cent cinquante à trois cent mille soldats assiégea Vienne et menaça d’engloutir l’Europe à partir du Sud-est. Les Musulmans envisagèrent même de capturer Rome pour la gloire de l’Islam. Avec l’aide d’un saint Capucin, le frère Marco d’Aviano, le Pape Innocent XI réussit à rassembler une armée chrétienne faite de quelque 60,000 soldats de plusieurs nations européennes pour soulager Vienne. Voici la prière du Capucin juste avant la bataille :
« Ô grand Dieu des Armées, regardez-nous prostrés aux pieds de votre Majesté, pour ainsi implorer votre pardon pour nos fautes. Nous savons bien que nous avons mérité que l’armée des Infidèles nous opprime, car nos iniquités, chaque jour perpétrées à l’encontre de votre bonté, ont justement provoqué votre colère. Ô grand Dieu, nous Vous demandons pardon du plus profond de notre cœur ; nous haïssons le péché car Vous l’exécrez ; nous sommes affligés car nous avons souvent irrité votre bonté suprême. Pour l’amour de Vous, nous souhaiterions mille fois mourir plutôt que de commettre la moindre action qui vous déplaise. Secourez-nous de votre Grâce, ô Seigneur, et ne permettez pas que nous, vos serviteurs, nous rompions le pacte qu’avec Vous seul nous avons établi. Ayez pitié de nous, ayez pitié de votre Église que la fureur et la force des Infidèles sont prêtes à assujettir. Même si cela est par notre propre faute qu’ils aient envahi ces belles régions chrétiennes, et même si tous ces méfaits qui nous arrivent ne sont rien d’autre que la conséquence de notre propre malice, soyez toujours favorable envers nous, ô Dieu de toute bonté, et ne méprisez pas le travail de vos propres mains. Rappelez-Vous que pour nous sauver de la servitude de Satan, Vous avez versé tout Votre précieux Sang.
« Permettrez-Vous qu’Il soit foulé aux pieds par ces chiens ? Permettrez-Vous que la Foi, cette précieuse perle que Vous recherchâtes avec tant de zèle et secourûtes avec tant de souffrance, soit jetée aux pieds de ces porcs ? N’oubliez pas, ô Seigneur, que si Vous permettez aux Infidèles de prévaloir sur nous, ils blasphémeront votre saint Nom et tourneront en dérision votre puissance, répétant mille fois : “Où est leur Dieu, ce Dieu qui n’a pu les libérer de nos mains ?” Ne permettez point, ô Seigneur, qu’il vous soit reproché d’avoir permis la furie des loups lorsque nous Vous invoquions dans notre angoisse et misère. Venez nous secourir, ô grand Dieu des batailles ! Si Vous nous êtes favorable, les armées des Infidèles ne pourront nous nuire. Dispersez cette peuplade qui a voulu la guerre ! En ce qui nous concerne, nous ne désirons rien d’autre que d’être en paix avec Vous, avec nous-mêmes et nos voisins . . . »
La prière continue ainsi avec la requête pour les chefs et les soldats des armées chrétiennes d’être raffermis par la Grâce de Dieu, avec l’esprit et le courage des héros de l’Ancien Testament, pour qu’ils puissent réduire à néant les ennemis du nom chrétien et manifester le pouvoir de Dieu. Que Dieu daigne regarder la foi, l’espoir et la charité des soldats chrétiens. En son Nom, Marco les bénira sur le chemin de la bataille. Puisse Dieu retenir le bras de sa colère levé sur eux, et puissent Ses ennemis connaître qu’il n’y a pas d ’autre Dieu que Lui. Comme Moïse, Marco lèvera son bras pour bénir les soldats chrétiens. Que Dieu leur accorde la victoire et la ruine de Ses ennemis, qui sont les leurs, Amen.
Que cela est politiquement incorrect ! Des « chiens » et des « porcs » – que cela est raciste ! Intolérable ! N’empêche Dieu accorda aux Chrétiens une victoire sensationnelle qui repoussa les Musulmans de trois cents ans ! Ils sont maintenant de retour. Et cette fois, il n’y a virtuellement plus de repentance qui sache en appeler au Dieu Tout-Puissant . . .
Kyrie eleison.

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Pommes Pourries

Par Mgr Williamson

 

La pourriture dans une pomme n’est pas « pomme » elle-même, mais elle colle à la pomme qu’elle pourrit. De la même façon, l’Église conciliaire colle à l’Église Catholique qu’elle pourrit.

De deux façons une pomme pourrie peut jeter un peu de lumière sur les ténèbres de l’Église actuellement éclipsée. D’abord, on n’attend pas que chaque partie d’une pomme soit pourrie pour l’appeler une pomme pourrie. Pourtant certaines parties ne sont pas encore pourries. Pour répondre alors à la question si la pomme est pourrie, il faut faire une double distinction : comme un tout, oui ; ces parties-ci, oui ; ces parties-là, non. Ensuite, une pomme encore bonne et sa pourriture sont bien distinctes l’une de l’autre, mais elles ne sont pas pour autant séparables. La pourriture étreint la pomme sans laquelle elle périt. C’est du bon sens. Appliquons la première partie à la Nouvelle Messe et à l’Église conciliaire, la deuxième partie à l’Église et à la Papauté.

 

La Nouvelle Messe est pourrie comme un tout par son anthropocentrisme conciliaire, et certaines parties ne sont manifestement pas catholiques, par exemple l’Offertoire, mais d’autres parties sont catholiques, comme le Kyrie eleison. Puisqu’elle est pourrie comme un tout, en transformant peu à peu les catholiques en protestants, il ne faut pas y assister, mais cela n’empêche pas que cette partie qu’est la Consécration puisse être valide. Dès lors on ne peut dire ni que la Nouvelle Messe est valide, donc on peut y assister, ni qu’on ne peut pas y assister, donc elle est invalide. En vérité, dans sa partie essentielle elle peut être valide, mais cela ne suffit pas comme raison pour exposer sa foi au danger d’y assister comme un tout.

De même, l’Église d’aujourd’hui est pourrie comme un tout pour autant que le conciliarisme s’y trouve bien répandu, mais cela ne signifie pas que toute partie de l’Église soit pourrie de conciliarisme. Alors il est tout aussi faux de condamner telle partie encore catholique à cause de la pourriture du tout conciliaire, que d’excuser le tout conciliaire à cause des parties encore catholiques. Si l’on veut que son esprit corresponde à la réalité, il faut distinguer non seulement entre les différentes parties mais aussi entre les parties et le tout.

 

Passant à la deuxième partie de la comparaison avec une pomme pourrie, nous pouvons dire qu’il est vraiment utile de parler de deux églises, à savoir de l’Église catholique et de « l’Église conciliaire », parce que le conciliarisme se trouve dans la réalité répandu dans toute l’Église, même si dans leur état pur le catholicisme et le conciliarisme s’excluent mutuellement comme la pomme et sa pourriture. Mais dans la réalité actuelle elles ne sont pas plus séparables que la pourriture de sa pomme, ou n’importe quel parasite de son hôte. Dans la réalité il n’y a qu’une seule Église, l’Église catholique, infectée partout aujourd’hui par la pourriture conciliaire.

 

De même pour chaque Pape conciliaire, il est vraiment utile que de dire qu’il est la tête unique de deux églises, parce que de par ses paroles et actions, tantôt catholiques, tantôt conciliaires, il se met à la tête et de l’Église catholique et de la pourriture conciliaire. Pourtant cela ne veut pas dire qu’il est la tête de deux églises en réalité séparées. Cela veut dire qu’il est la tête et du catholicisme et du conciliarisme dans l’unique Église catholique, à présent défigurée partout par la pourriture conciliaire.

 

Et pourquoi nos chefs de l’Église sont-ils à tel point amourachés de la pourriture conciliaire ? C’est parce qu’en hommes modernes ils ne peuvent se passer de la liberté. C’est une autre histoire. En attendant, nous devons prier de toutes nos forces pour Benoît XVI, pour qu’il comprenne de nouveau la différence entre une pomme et sa pourriture !

Kyrie Eleison.

Les Romains Implacables.

Par S.E.  Mgr Williamson

Kyrie Eleison n°424

 

Chers lecteurs, écoutez mon avertissement –
Lorsqu’ arrivera l’accord, lisez entre les lignes !

 

Des rumeurs venant de la Fraternité Saint Pie X semblent confirmer la spéculation de ces « Commentaires » de la semaine dernière (CE 423 du 22 août), selon laquelle Rome veut un accord avec la FSSPX. Les rumeurs parlent d’une rencontre secrète qui eut lieu au début de ce mois, où les chefs de la FSSPX auraient discuté de finance et d’un « préambule doctrinal ». Est-ce le même préambule dont parlait le Cardinal Müller le 3 août ? Rédigé par Rome pour que la FSSPX le signe ? Le Cardinal raconte que cela serait nécessaire pour tout accord, alors que Mgr. Schneider ne voyait aucun problème doctrinal, puisque Vatican II ne fut que « pastoral ». Mais avec ou sans rumeurs, rappelons le fond du problème qui, lui, ne change pas.

Les seize documents officiels du second Concile du Vatican offrent ensemble une nouvelle vision de Dieu, de la vie et de l’homme, en effet une nouvelle religion en phase avec le monde moderne centré sur l’homme, mais qui se heurte à la religion catholique centrée sur Dieu, laquelle, en 1900 ans d’existence, n’a changé en rien d’essentiel. Chaque religion professe sa vision de Dieu, de la vie et de l’homme, chacune est doctrinale, mais les deux doctrines s’affrontent. Or, par d’ingénieuses ambiguïtés – l’ambiguïté étant ce qui caractérise les seize documents –, les Pères du Concile furent persuadés qu’il n’y avait aucun affrontement, et lorsqu’ils votèrent en faveur des documents, il y eut trois raisons pour lesquelles les Catholiques du monde entier suivirent la nouvelle religion : son hostilité envers la vraie Foi était habilement dissimulée, elle fut imposée aux Catholiques par presque toutes les autorités de l’Église, à commencer par le Pape, et elle était bien plus facile à pratiquer que la religion préconciliaire.

Mais Dieu suscita un vrai berger, Monseigneur Lefebvre, qui persista dans le différend doctrinal, qui tint tête aux autorités infidèles de l’Église et qui maintint la pratique de la religion préconciliaire pour toutes les âmes désireuses de s’en donner la peine, lesquelles furent assez nombreuses pour que la Fraternité de Monseigneur se fût répandue partout dans le monde dès sa mort en 1991. Mais ses successeurs à la tête de la Fraternité étaient nés après la Deuxième Guerre dans un monde fort différent de celui de Monseigneur, qui avait vu le jour avant la Première Guerre. Ils ne comprirent ni le monde moderne ni la doctrine comme le faisait Monseigneur, et ils n’avaient donc pas la même motivation que lui pour continuer à tenir tête aux autorités de l’Église, même s’ils ne voulaient pas encore relâcher la discipline de l’Église à la manière du Concile (chose voulue maintenant par de plus en plus de Traditionnalistes). Dès lors c’était tout simplement une question de temps avant que le magnétisme de Rom e n’exerçât son influence.

Quant aux Romains, ils s’entêtaient dans leur nouvelle religion conciliaire, et donc à partir de 2000 ils accueillirent à bras ouverts tout rapprochement entrepris par la FSSPX, car sa doctrine et sa pratique du catholicisme de toujours constituaient un blâme constant de leurs nouveautés franc-maçonnes et une menace constante, telle une poche de résistance derrière les lignes d’un ennemi dont l’invasion avait par ailleurs parfaitement réussi. Donc tout comme les Romains veulent absorber la FSSPX dans leur Néo- église, de même les chefs actuels de la FSSPX veulent se soumettre à l’autorité officielle de l’Église de Rome. C’est un mariage contracté aux Enfers, et des hommes de la Néo-église aussi charmants que Mgr. Schneider n’y voient aucun problème, car ils n’ont pas vu, ou n’ont pas voulu voir, l’affrontement sous-jacent des deux doctrines et de leurs principes de base.

En cela au moins, le Cardinal Müller a donc raison. Si deux hommes ont des visions différentes de Dieu, de la vie et de l’homme, tout accord entre eux ne peut être que relativement superficiel. Ainsi, si la FSSPX ne peut être amenée à abandonner le dogme, ou plutôt à faire saper tout dogme catholique par le super-dogme maçonnique selon lequel toute dogmatique n’est que de l’eau de rose, alors nécessairement la FSSPX agira à l’intérieur des murailles de Rome comme un Cheval de Troie. Voilà pourquoi le Cardinal insiste tant sur un préambule doctrinal. Que celui-ci soit rédigé par Rome ou par la FSSPX n’a aucune importance, pourvu que la masse des Traditionnalistes, comme la masse des Catholiques après Vatican II, se laisse tromper par les ambiguïtés doctrinales. Celles-ci seront géniales !

Kyrie eleison.

 

"Trouvés légers" par

SE Mgr Williamson

 

Commentaire eleison 408

(9 mai 2015)

 

Source : Initiative saint Marcel

 

Dieu veut ceux qui cherchent sa volonté à lui. Cela ira mal si nous cherchons notre petit confort des années 1950.

 

Les Catholiques qui cherchent aujourd’hui à garder la foi n’ont pas la tâche facile. Voici comment un observateur voit l’état actuel de la Fraternité St Pie X aux États-Unis, et positif et négatif. Prenons d’abord le côté négatif, non pas pour contrarier la Fraternité, mais pour prendre d’abord la mesure du problème. Un patriote américain, Patrick Henry, a bien dit en 1775, « Pour ma part, quelle angoisse d’esprit que cela puisse me coûter, je veux entendre toute la vérité, connaître le pire, et y pourvoir. »

 

« Jusqu’ici les prêtres de la Fraternité n’ont pas réagi à l’infiltration moderniste de leur Congrégation. La plupart d’entre eux disent n’importe quoi pour justifier toute parole et action de leur Supérieur Général. Comment arrivent-ils à justifier le compromis doctrinal ? Mystère pour moi. Un d’entre eux dit qu’il suffit de parler avec Mgr Fellay pour qu’il clarifie tout. Les quelques séminaristes américains que j’ai rencontrés reçoivent une mauvaise formation qui les fait tout justifier, même le “bien” qui se trouve dans Vatican II. Leur consigne, c’est l’obéissance aveugle. Toute théorie conspirationniste est tabou dans le séminaire, en sorte qu’ils seront facilement désarconnés par les ennemis de la foi. A la visite au séminaire de Mgr Schneider, évêque de la Néo-Église, comme à “l’assimilation en Argentine”, il n’y a pas eu de réaction. Du mouvement de la “Résistance” au modernisme de Mgr Fellay on ne fait absolument pas mention, car il est méprisé comme étant encore une insurrection comme celle des prêtres, “les Neuf”, en 1983.

Cependant les Prieurs de la Fraternité ne font aucune distinction pour permettre aux fidèles d’assister aux messes de la Fraternité St Pierre, et ils voient dans le Modernisme rien de plus qu’un “tas de poussière” à être balayé. Un nouveau prêtre fut envoyé pour participer à l’installation d’un évêque local de la Néo-église. De façon générale il n’y a plus de combat contre les erreurs ni de Vatican II, ni de la Déclaration Doctrinale de 2012 sortie de leur propre Fraternité. Mais le pire de tout, c’est le glissement doctrinal qu’il y a eu dans la Fraternité depuis 2012, et pourtant les prêtres de la Fraternité continuent à dire qu’ils ne réagiront pas, tant qu’ils ne voient rien de concret. »

 

Un tel aveuglement ne saurait être qu’un châtiment de Dieu. Qu’est-ce qu’il punit ? Dans les années 1950 les Catholiques trop à la recherche de leur confort dans le monde furent punis par le Concile des années 1960, mais à un reste fidèle le Bon Dieu accorda Mgr. Lefebvre, le vrai pasteur des années 1970 et 1980. Assurément Dieu était en droit d’attendre de la part de ce reste de Catholiques qu’ils comprendraient le problème et qu’ils répudieraient la faus se solution des années 1950. Mais non. Depuis la fin des années 1990 les dirigeants de la Fraternité, suivis par leurs prêtres et fidèles, retournent lentement mais sûrement au catholicisme des années 1950, c’est-à-dire à la foi réduite à l’assistance à la Messe dominicale, pauvre rendement à Dieu pour toutes les grâces qu’il avait accordées à la Fraternité. On dirait que le Bon Dieu en a eu assez, lorsqu’il permet par exemple à un diocèse en Argentine de donner l’exemple d’une approbation officielle de l’Église à la Fraternité, approbation minimisée par le Quartier Général de la Fraternité comme étant rien de plus qu’une « démarche purement administrative ». Mais elle fraie le chemin à une approbation par l’Église tout entière, qui viendra ou de Rome ou d’un diocèse après l’autre, que tous feront semblant de ne pas remarquer mais qui fera le bonheur de presque tous. Ah, quels maîtres, ces Romains !

N’empêche, le Bon Dieu suscite dans le reste Traditionnel un reste « Résistant ». L’observateur cité ci-dessus conclut :« Je pense que lorsque le moment décisif arrivera, il y aura un petit nombre de Nicodème et de Joseph d’Arimathie parmi les prêtres et Frères de la Fraternité, espérons aussi parmi ses Sœurs, qui réagiront enfin. Les fidèles de la “Résistance” aux États-Unis et au Canada tiennent bon, avec quelques nouveaux qui nous viennent ou de la Néo-église ou de rien. » Que bon nombre de Catholiques dans le monde entier tiennent bon fut évident dans leur bonne réaction au sacre de Mgr. Faure. Voici un avenir pour les âmes. Mais ne nous trompons plus cette fois-ci : le Bon Dieu en a marre des « Catholiques du dimanche ». Il cherche des Catholiques capables du martyre.

Kyrie eleison.

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Aux origines de la crise de la fsspx

« Je serais donc devenu votre ennemi, parce que je vous ai dit la vérité ? »
 
« Le Chapitre général constate les graves manquements à la discipline commis par Mgr Williamson et les difficultés qu’il pose à la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X par son attitude. Il approuve les démarches que le Supérieur général entreprendra pour mettre un terme à cette situation. » (Actes du Chapitre, Cor Unum n°102, été 2012, p. 28)

 Pauvres capitulants ! Comment ont-ils pu approuver, aveuglement, les démarches du Supérieur général et donner ainsi les pleins pouvoirs à Saul pour persécuter David ?

 « Jonathas répondit à Saül, son père : "Pourquoi David serait-il mis à mort ? Qu’a-t-il fait ?" Et Saül brandit sa lance contre lui pour le frapper. Jonathas comprit que c’était chose arrêtée chez son père de faire périr David. » (I Sam 20, 32-33)
En réalité, il n’y a pas de problème de discipline chez Mgr Williamson ; il y a par contre un problème de clarté et de doctrine chez Mgr Fellay.

Quand Mgr Fellay dit : « Beaucoup de personnes comprennent mal le concile. Le concile présente une liberté religieuse qui est en fait très, très limitée. » Qui peut empêcher Mgr Williamson de dire que le discours de la Fraternité a changé ?
« Les « limites » fixées par le Concile à la liberté religieuse ne sont que de la poudre aux yeux, masquant le défaut radical dont elles souffrent et qui est de ne plus tenir compte de la différence entre la vérité et l’erreur ! On prétend contre toute justice, attribuer le même droit à la vraie religion et aux fausses » ; « Mais le comble de l’impiété, qui n’avait jamais été atteint jusqu’alors, a été accompli lorsque l’Eglise, elle-même, ou du moins ce qui a voulu passer pour tel, a adopté au concile Vatican II le principe du laïcisme de l’Etat » ; « La liberté religieuse signifie nécessairement l’athéisme de l’Etat. Car professant reconnaître ou favoriser tous les dieux, l’Etat n’en reconnaît en fait aucun, surtout pas le vrai Dieu ! » (Mgr Lefebvre, Ils l’ont découronné, Ch. XXVIII, p.232 & VIII, p.76 & IX, p.86)

Quand Mgr Fellay dit aux trois évêques que : « Dans la Fraternité, on est en train de faire des erreurs du concile des super hérésies  », qui pose des difficultés à la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X ? Mgr Lefebvre disait que le concile Vatican II était « le plus grand désastre de tous les siècles passés depuis la fondation de l’Eglise  » et dans une de ses dernières conférence à Ecône : « Plus nous analysons les documents de Vatican II, plus nous reconnaissons qu’il s’agit d’une totale perversion de l’esprit. C’est très grave ! Une perversion totale !...  »… Qui peut alors empêcher Mgr Williamson d’imiter Paul reprenant Céphas : « je lui résistai en face, parce qu’il était digne de blâme  » (Gal 2, 11) ?

Est-ce manquer de respect envers Mgr Fellay que de le citer et de montrer l’ambiguïté et l’insuffisance de ses propos ? A des paroles publiques ne peut-on pas répondre par des paroles publiques quand il s’agit de l’orthodoxie de la foi ; surtout quand au dire même de Mgr Fellay, c’est « le bien commun de la Fraternité  » qui est en jeu avec « la solution actuelle du statu quo intermédiaire  » . 

C’est toujours Mgr Fellay qui déclarait : « Nous ne sommes toujours pas d’accord doctrinalement, et pourtant le pape veut nous reconnaître ! Pourquoi ? La réponse elle est là : il y a des problèmes terriblement importants dans l’Eglise aujourd’hui. Il faut traiter ces problèmes. Il faut laisser de côté les problèmes secondaires et s’occuper des problèmes majeurs. Les autorités officielles ne veulent pas reconnaître les erreurs du Concile. Elles ne le diront jamais explicitement. Cependant si on lit entre les lignes, on peut voir qu’elles souhaitent remédier à certaines de ces erreurs. » (DICI, n°256) 

Cela veut-il dire que la confession de la foi n’exige plus le rejet des erreurs contre cette foi ? Et pourquoi la Rome actuelle qui ne fut pas avare de repentances pour les prétendues fautes du passé, ne pourrait-elle pas, dans le présent, se repentir pour de bon et dénoncer ses erreurs à elle ?
Le droit à la liberté religieuse fait-il parti des « problèmes secondaires » ? La déclaration Dignitatis humanae n°2 sur le droit à la liberté religieuse de la personne humaine contredit l’enseignement infaillible de l’Eglise. Vatican II dit que l’homme a un droit naturel de choisir la religion qu’il veut – ou de n’en choisir aucune – et de défendre publiquement ce choix ; et que Dieu se sert des (fausses) religions comme moyen de salut. Cet enseignement détruit la nécessité de la (vraie) foi pour le salut (Celui qui ne croira pas sera condamné, Mc 16,16) et rend l’Incarnation et la Rédemption vaines. 
« Je ne comprends pas, disait un moine bénédictin du monastère de Santa Cruz au Brésil, comment Mgr Fellay peut ridiculiser la Fraternité Saint Pie X en déclarant que cette dernière constate des « super hérésies » dans Vatican II. Je ne savais pas que l’Eglise distinguait les super-hérésies, des hérésies et des mini-hérésies. La seule négation d’une vérité révélée suffit pour qu’elle soit totalement rejetée par l’Eglise. » 
Mgr Williamson est un évêque sacré par Mgr Lefebvre pour exercer son épiscopat par suppléance. Or un « évêque n’est pas seulement celui qui accomplit matériellement un rite, fut-il traditionnel. Un évêque enseigne et sanctifie par sa doctrine et son exemple de la fidélité à la foi de toujours. » (Mgr Lefebvre, 29 janvier 1989, in Fideliter). Quand Mgr Fellay dit que les textes de Mgr Müller sur plusieurs dogmes de foi « sont plus que discutables », qu’est-ce, sinon de la langue de bois indigne d’un pasteur ? Pour ne pas « altérer la foi », il faut parler clairement : une hérésie est une hérésie… L’inacceptable n’est pas « discutable ». 
Les papes post-conciliaires sont des libéraux et des modernistes ; c’est un fait, et contre les faits, il n’y a pas d’arguments qui tiennent. Notre situation canonique restera donc bancale tant que Rome sera anormal. Peu importe que « Rome ne tolère plus » notre résistance ! Par le passé, Rome l’a-t-elle déjà tolérée ? De plus, l’Ecriture nous enseigne que Dieu commande de ne pas entrer en relation avec l’hérétique formel et notoire . Le passage le plus expressif est celui de l’Epître de saint Paul à Tite : « Hominem haereticum … devita » . La Révélation divine a donc prévu que, dans le cas d’un hérétique, fut-il pape, l’Église doit se séparer d’un tel personnage et éviter d’entrer en relation avec lui. Ni plus ni moins.
Mgr Fellay prétend ne pas se « taire devant l’apostasie silencieuse et ses causes » . On l’écoute, mais au lieu de reprendre publiquement Benoît XVI comme fauteur d’erreurs, de libéralisme et de modernisme, on l’entend dire : « Si le Pape m’appelle, j’y vais tout de suite. Ou plutôt, j’y cours. C’est certain. » (30 Días n° 9, octobre 2002)
Chercher une solution canonique sans un accord doctrinal préalable, c’est faire preuve d’un manque certain de réalisme et d’esprit surnaturel, car depuis Vatican II, les autorités romaines conduisent l’hérésie. On assiste à l’apostasie générale prédite par Saint-Paul. « C’est un grand mystère. Un mystère vraiment insondable » répétait souvent Mgr Lefebvre dans ses conférences. Notre vénéré fondateur écrivait aux quatre évêques : « Témoins de la foi, les martyrs ont toujours dû choisir entre foi et autorité. » Mais pour Menzingen : « cette dialectique entre vérité-foi et autorité est contraire à l’esprit sacerdotal. » Si Menzingen contredit Mgr Lefebvre, qui peut reprocher à Mgr Williamson d’être, quand à lui, fidèle à sa devise épiscopale : « ut fidelis inveniatur » ?
Les saints évêques ont toujours été des combattants de la foi, non des politiciens retors. Avant d’accuser Mgr Williamson d’indiscipline, que l’on nous montre en quoi ses Kyrie Eleison ont-ils été outranciers, injurieux ou faux ? En réalité, il n’a fait qu’accomplir son office d’évêque, fidèlement, respectueusement mais aussi fermement : « Je serais donc devenu votre ennemi, parce que je vous ai dit la vérité ? » (Gal 4, 16) 
Au lieu de persécuter Mgr Williamson, Mgr Fellay ferait mieux de laisser l’Eglise jouir de sa prédication. Il n’y a pas à jalouser les dons d’autrui mais il y a lieu de s’en réjouir et de les faire partager. 
« [La foule] disait : « Saül a tué ses mille, et David ses dix mille ». Saül fut très irrité, et ces paroles lui déplurent : "On donne dix mille à David, et à moi on donne les mille ! Il ne lui manque plus que la royauté." Et Saül voyait David de mauvais œil à partir de ce jour. Le lendemain, un mauvais esprit envoyé de Dieu fondit sur Saül … Yahweh était avec David et s’était retiré de Saül…  » (I Sam 18, 8-13). 
La vérité est avec les Kyrie eleison de Mgr Williamson, elle est avec « les réflexions autour de le proposition romaine » de Mgr de Galarreta, elle est avec « l’étrange théologie de Benoît XVI » de Mgr Tissier de Mallerais mais elle n’est point dans les sophismes et les élucubrations sentimentales de Menzingen. 
« Les démarches que le Supérieur général » doit « entreprendre pour mettre un terme à cette situation » de crise sont simples. De même que « le jour où la Tradition retrouvera tous ses droits, le problème de la réconciliation n’aura plus de raison d’être » , de même le jour où Mgr Fellay retrouvera tous ses esprits, le problème de la prédication de Mgr Williamson n’aura plus de raison d’être.
Mgr Fellay, en 2002, faisait ces justes réflexions sur la chute de Campos : « [Campos pense] encore que de la part de Rome, c’est la reconnaissance de la Tradition. Alors que le contraire vient de se passer. Une partie de la Tradition, un mouvement traditionnel, a accepté, avec quelques réserves, certes, la réalité postconciliaire … il faut bien distinguer un manque à la vertu de foi elle-même, d’un défaut dans la confession publique de la foi qui est nécessaire dans certaines circonstances … Or une prévarication comme celle d’Assise réclame cette confession publique… que nous n’avons pas entendue venant de Campos. » 
Avez-vous entendu notre Supérieur s’élever contre Assise III, personnellement, publiquement et au nom de la Fraternité ? Non ! Mgr Fellay a annoncé par son secrétaire qu’il laissait liberté aux supérieurs de district de réagir et il n’hésita pas à blâmer ceux qui avaient parlé clairement ! L’abbé Chazal rapporte aussi cette anecdote : « Je me souviens avoir demandé à Mgr Fellay à Cebu, avant Assise III, s’il ne pouvait pas faire une déclaration retentissante ou un autre geste important quelconque, comme Mgr Lefebvre l’avait fait lors d’Assise I. Tout ce que j’obtins comme réponse fut un NON coléreux, à cause de nos tractations actuelles avec Rome. » 
Le cardinal saint Robert Bellarmin écrivait : « Tout comme il est autorisé de résister à un pape qui commet une agression corporelle, de même il est permis de lui résister, s’il fait du mal aux âmes ou trouble la société et, à bien plus forte raison, s’il cherchait à détruire l’Église. Il est permis, dis-je, de s’opposer à lui en n’accomplissant pas ses ordres et en empêchant que sa volonté soit réalisée.  » (De Romano Pontifice, l. II, c. 29) 
Tant que Mgr Fellay voudra entraîner « une partie de la Tradition » dans « la réalité postconciliaire », il devra s’attendre à ce qu’il appelle improprement de l’indiscipline. 
Un prieur, en France.

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[Mgr Williamson - Non Possumus] "Je me sens bien, car je me suis libéré du venin..." (entretien)


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Interview de Mgr Williamson
Un interview exceptionnel de l'évêque de "fer"
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Source - Mgr Williamson - version française réalisée par le blog Reconquista depuis l'original espagnol sur Non Possumus - 7 novembre 2014


Excellence, votre expulsion date maintenant de deux ans, comment vous sentez vous aujourd’hui?
Dans le fond, je me sens bien, car je me suis libéré du venin qui empoisonne toute la Fraternité menée par des dirigeants qui veulent à tous prix arriver à un accord pour se soumettre aux romains apostats, et donc je me suis libéré ou plutôt Mgr Fellay m’a libéré par mon expulsion de la Fraternité. Je pense que ce fut providentiel. Je me sens bien mais je suis un peu déçu par le manque relatif de réaction de la part de beaucoup de bons prêtres de la Fraternité. Cela est vrai aussi pour les laïcs, mais la déception est moindre pour les laïcs que pour les prêtres.

Je comprends assez bien, d’un point de vue humain, que les prêtres préfèrent rester à l’intérieur de la Fraternité. C’est humainement compréhensible, mais du point de vue de la foi, c’est dommage qu’ils ne voient pas la nécessité de la foi et la nécessité de se protéger de ce poison universel qui se trouve actuellement dans la Fraternité et il est terrible que les prêtres ne voient pas cela. Car s’ils ne réagissent pas, ils vont tomber petit à petit. Par exemple, j’ai écouté depuis Chicago aux Etats-Unis, là ou Mgr Tissier est en quelque sorte emprisonné, il ne l’est pas de façon absolue, mais on peut quand même dire qu’il est emprisonné de façon relative. J’ai entendu que ses positions se fragilisent. C’est-à-dire, il est un homme bon, un évêque bon, qui a une bonne doctrine, mais s’il insiste pour rester à l’intérieur de la Fraternité et comme sujet « loyal » de Mgr Fellay, il va s’empoisonner de plus en plus. C’est ce qu’observent ceux qui sont dans son entourage.
Le Chapitre de 2012 a-t’il eu une grande influence sur le glissement de la Fraternité?
Peu après le Chapitre de 2012, l’abbé Chazal a parlé avec Mgr Tissier et ce dernier a dit que le Chapitre fut un désastre. Quand l’abbé Chazal a publié cela, Monseigneur, sous la pression des dirigeants, a dû nier qu’il l’ait dit. Quoiqu’il en soit, il est vrai que le Chapitre de 2012 fut un désastre. Parce que en entrant dans la salle ou devait se tenir le Chapitre, il y avait plusieurs prêtres et évêques qui étaient résolus à résister à cette trahison de Mgr Fellay, de l’abbé Nély, de l’abbé Pfluger, de l’abbé Lorans, de l’abbé Du Chalard, de tous les dirigeants. Ils étaient résolus à résister mais, en sortant de ce même Chapitre, Mgr Fellay avait réussi à les empoisonner, et en sortant ils avaient perdu leur clairvoyance, leur courage, leur volonté de résister. C’est incroyable. Ce Chapitre fut un chef-d’œuvre d’enchantement de la part de Mgr Fellay. Il est un maître en matière de confusion, pour semer la confusion dans les esprits et il est incroyablement doué pour convaincre de le suivre dans une direction mauvaise. Je qualifierais cela même de démoniaque. Je ne crois pas qu’il soit un agent conscient du diable, mais un agent inconscient oui, cela me parait évident quand on regarde les fruits. Ses fruits sont la destruction de l’œuvre de Mgr Lefebvre. Mais il faut dire qu’il n’est pas seul, qu’il a des collaborateurs qui constituent ensemble une direction qui domine et falsifie toute l’œuvre de Mgr Lefebvre. C’est incroyable.
Et la formation des séminaristes est aussi un élément clé pour le succès des dirigeants, n’est-ce pas ?
Mgr Lefebvre, après les consécrations de 1988 et avant de mourir en 1991, a lu le libre du Père Emmanuel Barbier, un livre très bon, antilibéral qui étudie toute l’histoire du combat depuis le 19ème siècle, entre les libéraux et les anti-libéraux. Après l’avoir lu, Mgr Lefebvre a dit (j’ai deux sources qui me permettent d’avoir la certitude qu’il l’a dit) : « si j’avais lu ces livres plus tôt, j’aurais donné une autre formation à mes séminaristes». Et, comme il l’a dit lors de retraite durant les deux dernières années de sa vie, il est fort possible qu’à la lecture du livre de l’abbé Barbier, il a compris que la lutte entre les libéraux et les semi-libéraux du 19ème siècle, était exactement le même combat que celui d’Ecône contre Rome. En d’autres termes, les bons papes antilibéraux du XIXème siècle, par exemple Pie IX qui lutta contre les libéraux maudits de ce même siècle, il s’agit du même combat sauf que, de leur temps, c’étaient les bons qui étaient au pouvoir et les mauvais qui étaient mis dehors, alors qu’au 20ème siècle, après Vatican II, les mauvais tiennent le pouvoir et les bons furent mis à la porte. Pour cette raison, il est vraisemblable qu’il ait dit qu’il aurait mieux formé ses séminaristes, c’est-à-dire, les rendre de plus solides antilibéraux, avec plus de connaissance sur la Révolution pour savoir et pouvoir y résister. Mgr Lefebvre insistait toujours sur la sainteté du prêtre, ce qui est une chose excellente, inattaquable, mais c’est une formation un peu comme celle des séminaristes des années 30 ou 50, c’est-à-dire, une formation classique mais sous Vatican II. Tout cela suggère que peut être, Mgr Lefebvre n’avait sans doute pas assez pris en considération, n’avait pas compris au début toute la profondeur du mal du concile. Je ne sais pas. Vers la fin de sa vie, Mgr Lefebvre a dit que plus on lit les documents de Vatican II, plus on se rend compte qu’il s’agit d’une perversion profonde de l’esprit. Il ne s’agit pas seulement d’erreurs particulières, telle que la liberté religieuse, l’œcuménisme, etc., même si déjà ces erreurs sont immenses ; mais il s’agit de quelque chose de plus profond et de plus universel : une perversion totale de l’esprit. C’est une citation très intéressante et justement représentative des derniers moments de la vie de l’Archevêque, et je crois qu’à la fin de sa vie quand il a procédé aux consécrations de 1988 – action entièrement justifiée – il a compris qu’étaient nécessaires des actions plus profondes dans les esprits, dans les âmes, dans la religion ; et pour contrer ce mal très profond qu’est la perversion libérale chaque fois plus forte dans les esprits, à cause du monde moderne.
En plus, il a réaffirmé, à la fin de sa vie, qu’il ne pouvait se rapprocher de Rome tant que Rome ne se soit converti … 
En effet, très clairement, et nous avons cette citation très importante que voici : “ce sera moi qui poserai les conditions et ma condition sera qu’ils acceptent Pascendi, Quanta Cura, le Syllabus, les grands documents antilibéraux des Papes du XIXème siècle et de la première moitié du XXème. Mgr s’était rendu compte qu’il n’y avait pas moyen de discuter avec les romains. S’il n’y a pas de fondamentaux ni de principes en commun entre ceux qui discutent, la discussion est impossible. C’est ainsi dans la réalité, et pauvre Mgr Fellay, il n’a pas la moindre idée du mal auquel il est confronté quand il est à Rome. Il est tellement ingénu, il est aveugle, complètement ignorant du problème. Et donc il cherche la solution d’un accord avec Rome qui est complètement faux du point de vue de la foi. Il ne voit rien, il est aveugle. Et ce qui est décevant, c’est qu’il y a tant de prêtres de la Fraternité qui ne voient pas ou bien qui voient mais ne réagissent pas, parce que le problème ne peut être plus grave, c’est la perversion totale de l’homme moderne, il s’agit d’une perversion en profondeur. Il se pourrait qu’ils soient sincères, mais précisément, la sincérité est parfaitement compatible avec cette perversion de l’esprit, la bonté subjective ne change pas le mal objectif d’être dans l’erreur, d’être dans la fantaisie, et ces romains et quasi tout le monde moderne sont dans la fantaisie, et je crois que seul un châtiment de Dieu pourra corriger, mettre fin à cette fantaisie. Les hommes préfèrent le mensonge des hommes à la vérité de Dieu. Seul Dieu pourra changer cela.
Et Mgr Fellay affirmait qu’il n’y avait pas de discussion avec Rome, au moment où Mgr Pozzo disait que les discussions ne furent jamais suspendues.
Bien sûr et c’est parce que Mgr Fellay vit dans l’illusion, ou pour le dire d’une manière plus directe, nous dirions qu’il ment. Est-il conscient du degré de son mensonge ? Il ment constamment. C’est incroyable, absolument incroyable. Mais il est un homme moderne et pour un homme moderne, la fantaisie justifie tout. On peut dire n’importe quoi et si cela est en harmonie avec la fantaisie ; alors c’est accepté. Cela est une mentalité inconcevable. Mais c’est la mentalité dans les têtes des dirigeants, les dirigeants sont objectivement fous … Et subjectivement ? Il pourrait y avoir de la bonne volonté mais c’est difficile à croire parce que Dieu donne constamment des grâces pour qu’ils sortent de leur fantaisie et retournent à la réalité et à la vérité de Lui-même, afin qu’ils conduisent les âmes pour aller au Ciel vrai et pour éviter l’enfer vrai. Mais ils repoussent cette aide de Dieu parce qu’ils n’agissent pas selon la réalité de Dieu. Ils continuent à agir suivant la fantaisie, le mensonge … c’est incroyable.
Que pensez-vous d’une « reconnaissance de tolérance » ou de « nous reconnaître » tels que nous sommes ?
C’est un piège. Parce que les romains sont devenus les agents du diable et Mgr Fellay par exemple, dans sa réponse aux trois évêques en avril 2012, nous disait « vous n’êtes pas réalistes, vous n’avez pas l’esprit surnaturel, il est possible de convertir Rome, cela n’est pas impossible ». Cher ami, c’est impossible ! Le Père Vallet disait : « un libéral ne se convertit pas ». Ils ne se convertissent pas ! Sauf par une grâce exceptionnelle de Dieu. Le libéralisme est un système de pensée et de vie selon lequel on s’enferme dans la réalité de sa fantaisie. Et on ne peut pas en sortir parce que c’est trop beau et confortable d’être dans la fantaisie. Il est quasiment impossible d’en sortir car quasi le monde entier est libéral et pour être libéral, je peux compter sur tous les amis, pour être anti-libéral, je me retrouve dans l’isolement, dans les difficultés, dans l’opposition, dans les contrariétés. Cela explique que quasi tous les prêtres de la Fraternité apparemment suivent la fantaisie de Mgr Fellay car c’est plus commode.

Un accord avec ces romains tels qu’ils sont est impossible; tout aussi impossible que réconcilier Satan et le Christ. C’est ridicule. Voici le nœud de la fantaisie de Mgr Fellay: nous allons réconcilier le Concile de Satan avec la Tradition du Christ, ce qui revient à la même chose que vouloir réconcilier Satan et le Christ. C’est impossible. C’est irréconciliable. On ne le voit pas soit parce qu’on est aveugle, soit parce qu’on ne veut pas le voir.
Le Cardinal Ouellet a dit qu’il fallait considérer la Fraternité d’un point de vue œcuménique.
C’est bien cela! C’est l’œcuménisme. Les romains ne peuvent accepter la Fraternité de Mgr Lefebvre parce que c’est le vrai catholicisme, parce que c’est la vérité de Dieu, vérité à laquelle Mgr Lefebvre est resté fidèle. En un mot, Mgr Lefebvre est resté fidèle jusqu’à la fin: Tradidi Quod et Accepti, j’ai transmis ce que j’ai reçu. Transmettre la vérité est inacceptable pour les agents de la fantaisie. C’est la réalité de Dieu contre la fantaisie des hommes. Et les deux sont inconciliables.

Ce que dit le Cardinal Ouellet est une perversion, car il parle d’un point de vue œcuménique, c’est à dire, ce que fait la Fraternité est bon, mais il faut l’incorporer dans l’œcuménisme de l’église officielle. En d’autres termes, il faut concilier la Tradition avec le Concile. C’est impossible.

Mgr Fellay est probablement satisfait de cette citation de Mgr Ouellet car c’est sa propre position à lui. Les romains disent qu’il faut concilier le Concile avec la Tradition et Mgr Fellay dit qu’il faut concilier la Tradition avec le Concile. Les deux côtés se rejoignent dans le même centre. Un point de vue œcuménique signifie que la Fraternité doit changer selon les désirs de Rome. C’est une erreur terrible. Les romains prisonniers de leur système, sont incapables de comprendre la Tradition. Ils ne peuvent pas comprendre. Ils ont un esprit tellement faussé, ils ont dans leurs têtes des principes tellement faux qu’ils ne peuvent pas comprendre qu’il y a un Dieu qui a des exigences absolues et qui ne peut céder à la volonté des hommes.
L’affirmation qu’a faite Mgr Fellay à Lourdes, il y a quelques jours de “ne pas se replier sur soi-même” n’est-ce pas un langage moderniste?
Bien sûr que c’est un langage moderniste ! Parce que ce dont il s’agit, c’est la Doctrine de Dieu qui ne peut pas changer. Se replier, s’enfermer dans la Doctrine de Dieu, c’est s’enfermer dans la Vérité de Dieu. La Vérité de Dieu est infiniment ouverte mais ouverte à la réalité de Dieu, et cette ouverture à la réalité de Dieu exclut les mensonges et les bêtises de Mgr Fellay et des romains et de tous les idiots du monde moderne. Donc nous sommes fermés à tout ce qui est mal et sommes infiniment ouverts à ce qui est bon, mais cela, Mgr Fellay ne le comprend déjà plus. C’est la volonté des hommes contre la volonté de Dieu. Et il semble comprendre de moins en moins ce qu’est la volonté de Dieu. Et il conduit la Fraternité de pire en pire, il empoisonne de plus en plus les esprits des prêtres qui n’ont pas le courage de se séparer de sa mauvaise direction
Après avoir lu le faible communiqué sur la supposée « béatification » de Paul VI, comment pensez-vous que Mgr Lefebvre aurait agi.
D’une manière complètement différente de celle de Mgr Fellay. Pauvre Mgr Lefebvre, il est sans aucun doute au Ciel, mais si cela était possible, son corps se retournerait dans son cercueil à Ecône. C’est la trahison de son œuvre. C’est la dissolution de son œuvre.

Mgr a fait tout ce qu’il a pu en son temps. Il a remercié Dieu, Dieu l’a remercié de ce qu’il a fait, et le monde d’aujourd’hui étant ce qu’il est, il était inévitable que la Fraternité tomberait après sa mort. Les choses sont ainsi. Le monde d’aujourd’hui a tant de force de corruption, de pression, de confusion, de mensonges et de tromperies … Mgr Lefebvre doit être très déçu de ce qui se passe dans la Fraternité.
La Fraternité ressemble de plus en plus à une communauté Ecclesia Dei, qu’en Pensez-vous?
Oui, c’est le poison. C’est le poison de Mgr Fellay, de Mgr de Galaretta, de l’abbé Pflugger, de l’abbé Nély, de l’abbé du Chalard, de l’abbé Lorans, de l’abbé Schmidberger, de ces chefs libéraux. Mais le chef du groupe est Mgr Fellay et il porte une responsabilité épouvantable de cette chute de la Fraternité dans cette pensée du monde moderne. Certains romains seront satisfaits mais pas tous. Et ce que Mgr Fellay ne voit pas est que, s’il réussit à conduire la Fraternité dans l’église officielle, lui ne restera pas longtemps comme chef de la Fraternité. Ils le déposeront comme ils ont déposés l’abbé Bisig de la Fraternité Saint Pierre. Car, qui a confiance dans un traître ? Un traître peut toujours trahir une deuxième fois. Et puisqu’ils n’ont pas confiance en lui, il sera bientôt remplacé par un pauvre membre de la Fraternité qui a encore plus d’illusions que lui. Mais lui ne voit pas cela et il ne veut pas le voir. Quelle est la force qui le pousse ? Quelle est sa motivation ? Dieu le sait, mais quelle qu’elle soit, c’est du poison et elle empoisonne. Il transmet ce qu’il a reçu, c’est-à-dire du poison. Poison du libéralisme, du modernisme, de la dissolution de la pensée, de ce qui est vrai, bon et juste.
A propos de la consécration de la Russie, pensez-vous que Menzingen croit encore à la nécessité de l’accomplir ?
Je ne sais pas. Il est probable qu’ils y croient de moins en moins. Probablement. Il est possible qu’ils aient cru, dans le passé, dans la consécration de la Russie suite à la demande qu’a faite la Sainte Vierge de Fatima. Mais quand on adopte une position contre cette consécration, alors il y a un affrontement, il y a une tension et la tension doit se résoudre dans un sens ou dans un autre. Et si les dirigeants de la Fraternité insistent pour suivre Rome, Rome rejette Fatima, c’est l’évidence (Cardinal Ratzinger en l’an 2000, etc) Rome rejette Fatima parce qu’elle rejette la solution du Ciel, parce que les maçons à Rome ne veulent évidemment pas de la solution divine, ils ne veulent pas de Dieu, ils ne veulent rien de ce qui est de Dieu, ils ne veulent pas de la Sainte Vierge ; ils font semblant que si, mais les faits prouvent qu’ils n’en veulent pas ; donc ils rejettent la solution de Notre Dame de Fatima et les déments veulent plaire aux romains, veulent faire plaisir aux romains, donc il y a cette pression de prendre de moins en moins en considération les moyens de la Sainte Vierge. Ils finiront par ne plus croire en ces moyens, en la solution de la Très Sainte Vierge. Et en cessant de croire en cette solution, ils cherchent des solutions fausses qui ne peuvent pas aider. La Fraternité est finie, effectivement finie. Si elle n’est pas morte, elle est en train de mourir, c’est très triste. Il y a encore de bons prêtres dans la Fraternité, mais la bonté de ces prêtres ne suffit pas. Cette crise est très exigeante, cette crise ne prend pas de prisonniers, soit on se sauve, soit on meurt. Il n’y a pas d’alternative. Soit on garde la foi et on s’éloigne de ce évêque très dangereux qu’est Mgr Fellay, ou alors on reste sous sa coupe et on se fait empoisonner. C’est ainsi que les choses se passent avec ces bons prêtres. Et cela explique que beaucoup de prêtres tombent, en glissant petit à petit, à leur tête il y a Mgr Tissier, qui lui est bon. Mgr de Galarreta a glissé il y a déjà deux ans, en octobre 2012 lors de sa conférence à Villepreux, lors de laquelle il annonça qu’il était du côté des dirigeants de la Fraternité (peut être veut il en faire partie). Bon, que le Bon Dieu le bénisse, c’est ce que je dis. Mais son utilité pour la Tradition a pris fin. Ils ne peuvent déjà plus défendre la Tradition. Parce qu’ils ne comprennent pas. Parce qu’à partir du moment où quelqu’un dit : la Tradition est incompatible avec les maçons de Rome, eux ils rétorquent : la Tradition est compatible avec ces romains. Ces derniers ont un autre concept de la Tradition que nous. Et un concept réduit de la Tradition parce qu’ils la conçoivent comme étant compatible avec ces ennemis subjectifs de Dieu que sont les romains.
Est-ce que cela serait dû au fait que les dirigeants ne font déjà plus la distinction entre Eglise Catholique et église conciliaire ?
En effet, on peut voir les choses de cette façon-là. Oui. C’est-à-dire qu’ils prétendent que ces hommes, qui sont objectivement des agents du démon, seraient de fait des agents du Christ. C’est faux. Mgr Lefebvre a dit maintes et maintes fois que l’Eglise Catholique et l’église conciliaire ne sont pas la même chose.

Que signifie église conciliaire ? Cela décrit les nombreux hommes d’église qui occupent les positions dans la vraie église. Ces derniers ont la tête remplie d’idées et de principes éloignés de la vérité catholique. En d’autres mots, les idées anticatholiques occupent l’autorité catholique de l’Eglise. L’autorité existe toujours. Nous ne nions pas l’autorité de ces positions ni la fausseté des idées de ceux qui occupent ces positions. Cela est la force de ces gens maudits, qui occupent le quartier général de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ils n’ont aucune autre force. Ils gèrent une autorité qu’ils n’ont pas le droit de gérer. Ils donnent des ordres dans un sens complètement faux, et donc ils ne sont pas catholiques, ils ne sont en rien catholiques, sauf qu’ils occupent les positions catholiques. Mystère de Dieu, mais aussi un châtiment pour l’humanité qui ne veut déjà plus aller au Ciel, qui ne veut déjà plus la vérité de Dieu et qui préfère les mensonges de l’homme. Il ne reste plus qu’à Dieu qu’à intervenir par un châtiment épouvantable, et cela Il le fera, cela je le crois vraiment.

La consécration de la Russie se fera, mais tardivement, a dit Notre Seigneur à sœur Lucie. Il y aura d’abord le châtiment et seulement après le châtiment, l’humanité sera saine.
Au milieu de cette situation terrible, que pouvons-nous faire, nous les fidèles ?
Prier le Rosaire. Le Rosaire est un gilet de sauvetage, Notre Seigneur l’a dit, avec le Rosaire et le Scapulaire, Il sauvera les hommes. Les fidèles donc doivent porter leur Scapulaire et doivent prier le Rosaire. Je recommande fréquemment de réciter les 15 mystères chaque jour. C’est plus facile à faire qu’on ne le pense. Cela semble beaucoup mais cela n’est pas beaucoup. Et c’est très puissant. Si aujourd’hui je pense encore selon la Vérité, je l’attribue au Rosaire. Dieu m’a donné la grâce de prier une moyenne de 15 mystères chaque jour depuis des dizaines d’années. Dans mon agenda, je tiens le compte de ce que j’ai prié, et cela est ce que je recommande. C’est simple, c’est pratique, ce n’est pas très exigeant mais c’est exactement ce que la Très Sainte Vierge a demandé et si Elle le demande, c’est que cela sera efficace. Tout simplement. Si elle le demande c’est parce que le Ciel le veut, et si le Ciel le veut, c’est que cela sera utile pour arriver au Ciel. Les inondations, les bombes … quelle importance pourvu que j’arrive au Ciel ? Si j’arrive au Ciel, peu importe la manière de mourir. C’est le Ciel qui compte.

Donc, le Rosaire, les Sacrements si possible, bien sûr, quoiqu’il se puisse qu’ils deviennent chaque fois moins accessibles par manque de prêtres. Aujourd’hui dans la Fraternité, il y a encore beaucoup de prêtres qui donnent la bonne doctrine et les Sacrements. C’est la raison pour laquelle, je ne crois pas qu’il faille dire déjà qu’il faut s’éloigner complètement de la Fraternité, je crois qu’il y a encore des moyens surnaturels dispensés par les prêtres de la FSSPX pour aider à aller au Ciel, mais il est certain qu’il y a un danger dans la Fraternité, un danger d’empoisonnement chaque fois plus fort. Donc, les sacrements chaque fois que possible, la bonne lecture, se tenir informé pour ne pas se laisser tromper. Lire pour s’orienter. Sans oublier le devoir d’état. S’occuper correctement de sa famille. Obéir aux dix commandements.
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CONSEILS POUR RÉSISTER

par Mgr Williamson

Kyrie Eleison n°38


Vous voulez “Résister”? Ne soyez pas surpris
Si la souffrance même est votre signe, et prix.

 

Un échange précieux de courriels vient de passer sur mon bureau dont je suis sûr que bon nombre d’âmes l’apprécieront, prises comme elles sont dans les circonstances difficiles d’aujourd’hui. Le problème est celui d’une citadine typique du 21 ème siècle, qui a la foi mais se sent abandonnée. La solution présentée ici est puisée dans une prophétie de Notre Dame qui remonte au 17 ème siècle! D’abord le problème :

 

_ “Je suis infirmière allemande, âgée de 48 ans. Il y a 12 ans je suis entrée dans un couvent, où je me suis beaucoup plu, en cherchant à approfondir mon union avec Dieu. Mais au bout de 10 ans j’ai dû quitter à cause du modernisme. Je n’ai pas pu prononcer mes vœux perpétuels parce que la Communauté était loin de la Vérité. J’ai pensé que mon départ plairait à mon Père Céleste et ferait de moi à ses yeux comme une héroïne, mais je me trouve actuellement bien triste, comme si Dieu m’a abandonnée, pas du tout comme une héroïne.

“Il y a deux ans j’ai pu reprendre mon travail à l’hôpital où je travaillais avant d’entrer au couvent, mais me voici rétablie dans le monde, entourée de gens ignorants ou modernes, où personne ne partage ma foi, ou s’ils ont encore la foi, ne savent pas pourquoi. Je suis trop âgée pour trouver un travail proche des sacrements. Le travail par équipes m’empêche d’assister à la Messe tous les dimanches. La Messe traditionnelle la plus proche est à une heure de route. Donc me voilà, assise dans les ténèbres, loin des sacrements. L’Église et le monde se trouvent dans une telle confusion que je ne sais que faire. Par où puis-je sortir des ténèbres? Où puis-je aller pour qu’on me dise ce que je dois faire de ma vie?”

Et maintenant la solution qui consiste en des conseils que beaucoup d’entre nous autres “Résistants” pourraient prend re à cœur pour nous aider à tenir tête à l’apostasie universelle:

 

_ “Chère amie, dans l’Équateur en 1634 Notre Dame a donné à une sainte religieuse une ligne à suivre comme toute faite pour nous dans ces temps si mauvais où nous sommes bénis de vivre (même si cela ne nous paraît guère une bénédiction). Elle a promis que malgré l’apostasie mondiale il y aurait toujours des âmes qui resteraient fidèles et qui garderaient le trésor de la Foi et des vertus. Mais elles souffriraient un martyre cruel, indicible et prolongé. Elle a dit, Pour libérer les hommes de leur esclavage aux hérésies tout autour, les âmes choisies par mon Fils Très Saint pour réaliser la restauration auront besoin d’une grande force de volonté, constance, courage et confiance en Dieu. Pour mettre à l’épreuve cette foi et confiance des justes, il y aura des moments où tout semblera perdu. Et c’est à ce moment-là le début heureux de la restauration.

 

“On trouve un résumé excellent de ce message de Notre Dame sur le site, OUR LADY OF GOOD SUCCESS, prophetic revelations made to Venerable Mother Mariana de Jesus Torres.

“Nous sommes nombreux à nous trouver dans des circonstances semblables aux vôtres. Nous sommes privés de l’aide et de la force qui viennent de la vie en communauté où nous sommes entourés par ceux qui partagent notre foi, avec une règle et un Supérieur pour nous guider. Je ne suis pas religieuse, mais je souffre néanmoins énormément en ne disposant pas de sacrements, de prêtres, d’autres Catholiques autour de moi, et en devant travailler dans ce monde même que mon cœur, mon esprit et mon âme rejettent. Mais voici la souffrance permise par Dieu pour beaucoup d’entre nous, et c’est cette souffrance même que nous devons embrasser pour nous unir avec sa volonté pour chacun d’entre nous, en unissant nos souffrances à celles que notre Sauveur bien aimé a endurées et offert es pour nous. Ce faisant nous sommes attirés vers lui comme ses petits. Il ne vous a pas oubliée. Au contraire, par tout ce que vous endurez vous donnez à son Sacré Cœur et au Cœur Immaculé de Marie une consolation dont ils ont beaucoup besoin, et vous obtenez peut-être des grâces pour ceux qui ont perdu la foi.”

 

Kyrie eleison.


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